jeudi 31 mai 2012
Vie de Sainte Théodosie de Tyr et autres Vies de Saints.
19 mai – 1 juin 2012
Cycle mobile (Pascalion): Vendredi de la Septième Semaine
Lecture de l’Epître
Actes XXVII : 1-XXVIII-1
27.1 Lorsqu'il fut décidé que nous nous embarquerions pour l'Italie, on remit Paul et quelques
autres prisonniers à un centenier de la cohorte Auguste, nommé Julius. 27.2 Nous montâmes sur
un navire d'Adramytte, qui devait côtoyer l'Asie, et nous partîmes, ayant avec nous
Aristarque, Macédonien de Thessalonique. 27.3 Le jour suivant, nous abordâmes à Sidon; et
Julius, qui traitait Paul avec bienveillance, lui permit d'aller chez ses amis et de recevoir leurs
soins. 27.4 Partis de là, nous longeâmes l'île de Chypre, parce que les vents étaient contraires.
27.5 Après avoir traversé la mer qui baigne la Cilicie et la Pamphylie, nous arrivâmes à Myra en
Lycie. 27.6 Et là, le centenier, ayant trouvé un navire d'Alexandrie qui allait en Italie, nous y fit
monter. 27.7 Pendant plusieurs jours nous naviguâmes lentement, et ce ne fut pas sans difficulté
que nous atteignîmes la hauteur de Cnide, où le vent ne nous permit pas d'aborder. Nous
passâmes au-dessous de l'île de Crète, du côté de Salmone. 27.8 Nous la côtoyâmes avec peine,
et nous arrivâmes à un lieu nommé Beaux Ports, près duquel était la ville de Lasée. 27.9 Un
temps assez long s'était écoulé, et la navigation devenait dangereuse, car l'époque même du
jeûne était déjà passée. 27.10 C'est pourquoi Paul avertit les autres, en disant: O hommes, je vois
que la navigation ne se fera pas sans péril et sans beaucoup de dommage, non seulement pour
la cargaison et pour le navire, mais encore pour nos personnes. 27.11 Le centenier écouta le
pilote et le patron du navire plutôt que les paroles de Paul.
27.12 Et comme le port n'était pas bon pour hiverner, la plupart furent d'avis de le quitter
pour tâcher d'atteindre Phénix, port de Crète qui regarde le sud-ouest et le nord-ouest, afin d'y
passer l'hiver. 27.13 Un léger vent du sud vint à souffler, et, se croyant maîtres de leur dessein,
ils levèrent l'ancre et côtoyèrent de près l'île de Crète. 27.14 Mais bientôt un vent impétueux,
qu'on appelle Euraquilon, se déchaîna sur l'île. 27.15 Le navire fut entraîné, sans pouvoir lutter
contre le vent, et nous nous laissâmes aller à la dérive. 27.16 Nous passâmes au-dessous d'une
petite île nommée Clauda, et nous eûmes de la peine à nous rendre maîtres de la chaloupe; 27.17
après l'avoir hissée, on se servit des moyens de secours pour ceindre le navire, et, dans la
crainte de tomber sur la Syrte, on abaissa les voiles.
mercredi 30 mai 2012
Vie de Sainte Euphrasie de Nicée et autres Vies de Saints.
18 mai – 31 mai 2012
Cycle mobile (Pascalion): Jeudi de la Septième Semaine
Lecture de l’Epître
Actes XXV : 13-19
25.13 Quelques jours après, le roi Agrippa et Bérénice arrivèrent à Césarée, pour saluer Festus.
25.14 Comme ils passèrent là plusieurs jours, Festus exposa au roi l'affaire de Paul, et dit: Félix
a laissé prisonnier un homme 25.15 contre lequel, lorsque j'étais à Jérusalem, les principaux
sacrificateurs et les anciens des Juifs ont porté plainte, en demandant sa condamnation. 25.16 Je
leur ai répondu que ce n'est pas la coutume des Romains de livrer un homme avant que
l'inculpé ait été mis en présence de ses accusateurs, et qu'il ait eu la faculté de se défendre sur
les choses dont on l'accuse. 25.17 Ils sont donc venus ici, et, sans différer, je m'assis le
lendemain sur mon tribunal, et je donnai l'ordre qu'on amenât cet homme. 25.18 Les accusateurs,
s'étant présentés, ne lui imputèrent rien de ce que je supposais; 25.19 ils avaient avec lui des
discussions relatives à leur religion particulière, et à un certain Jésus qui est mort, et que Paul
affirmait être vivant.
Lecture de l’Evangile
Jean XVI : 23-33
16.23 En ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce
que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. 16.24 Jusqu'à présent vous n'avez
rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. 16.25
Je vous ai dit ces choses en paraboles. L'heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles,
mais où je vous parlerai ouvertement du Père. 16.26 En ce jour, vous demanderez en mon nom,
et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous; 16.27 car le Père lui-même vous aime,
parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu.
16.28 Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde; maintenant je quitte le monde, et
je vais au Père. 16.29 Ses disciples lui dirent: Voici, maintenant tu parles ouvertement, et tu
n'emploies aucune parabole. 16.30 Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et que tu
n'as pas besoin que personne t'interroge; c'est pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu.
16.31 Jésus leur répondit: Vous croyez maintenant. 16.32 Voici, l'heure vient, et elle est déjà
venue, où vous serez dispersés chacun de son côté, et où vous me laisserez seul; mais je ne
suis pas seul, car le Père est avec moi. 16.33 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix
en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde.
Cycle fixe : Commémorations
SAINTS GLORIEUX MARTYRS PIERRE, DENISE, CHRISTINE, ANDRE ET PAUL*
(+249-251)
Au temps de la persécution de Dèce, Pierre, un jeune Chrétien de Lampsaque (Hellespont) au
coeur généreux et à la Foi ardente, fut arrêté et traduit devant le gouverneur d'Abidos.**
Comme celui-ci le sommait de sacrifier à Aphrodite, Pierre répondit offusqué que jamais il
n'adorerait une vile prostituée car l'adoration et la louange doivent être adressées seulement à
l'Unique et Vrai Dieu. A ces paroles le magistrat le fit étendre sur une roue et attacher avec
des chaînes. Des pièces de bois furent disposées tout autour de sorte que dans le mouvement
de la roue, elles devaient heurter les membres du Saint et lui briser les os. Plus la torture était
cruelle, plus l'Athlète du Christ montrait de courage et avec un sourire de pitié pour ses
persécuteurs, il rendait Grâces au Christ qui lui accordait une telle endurance. Se voyant
vaincu par la patience du Martyr, le gouverneur le fit finalement décapiter.
2
* Le Synaxaire donnant une version incomplète et peu satisfaisante de la Passion de ces Martyrs, nous résumons
ici les Actes latins de Pierre, André, Paul et Denise. Ce groupe de Martyrs est commémoré par le Martyrologe
Syriaque (quatrième siècle.) et le Martyrologe Hiéronymien, au 15 mai.
** Dèce ou Dacnos dans le Synaxaire; Optimus, proconsul d'Asie dans les Actes latins.
Il se rendit ensuite à Troade accompagné d'une brillante escorte.*** On lui amena trois
Chrétiens : André, Paul et Nicomaque. Nicomaque se confessa à haute voix Chrétien avec une
téméraire assurance mais il ne put résister à la torture et renia. A peine eut-il sacrifié
qu'abandonné par Dieu, il devint la proie du démon et pris d'une crise furieuse, il rendit l'âme
misérablement. Dans l'assistance, une jeune fille de seize ans, Denise, s'écria alors : "Ah
misérable! Comment pour une heure de vie as-tu pu attirer sur toi les peines éternelles que nul
ne peut décrire?" Aussitôt interpellée et conduite devant le gouverneur, elle se déclara
Chrétienne **** et se montrant inflexible devant les menaces, elle fut livrée aux mains de
deux débauchés. Alors que depuis de longues heures ces derniers essayaient de triompher de
sa pudeur, l'Ange gardien de la jeune Vierge apparut sous la forme d'un être resplendissant qui
terrassa les impudents de terreur et se jetant aux pieds de la Sainte, ils la supplièrent
d'intercéder pour eux. Le matin, la foule rassemblée devant le palais et excitée par les prêtres
d'Artémis, réclama à grands cris qu'on lui livrât André et Paul. Comme ils refusaient de
sacrifier à la "déesse," ils furent frappés de verges puis livrés au peuple pour être lapidés.
Avertie par le tumulte, Denise s'échappa de sa prison, se précipita jusqu'au lieu de l'exécution
et se jeta en larmes sur les corps expirants des Martyrs en disant : "Afin de pouvoir vivre avec
vous dans le Ciel, je veux mourir avec vous sur la terre!" Arrachée de force à ses compagnons
sur l'ordre du tyran qui ne voulait pas satisfaire son voeu, elle fut conduite en un autre lieu
pour y être décapitée.
*** Dans le Synaxaire, Paul et André sont des soldats, originaires de Mésopotamie qui se rendent à Athènes
avec le gouverneur et sont commis à la garde de la jeune et belle Vierge Christine. Attirés par sa beauté, ils
voulurent abuser d'elle mais furent en définitive amenés à la Foi par les exhortations de la Sainte. Ils furent
aussitôt condamnés à la lapidation et Christine fut décapitée après s'être précipitée sur leurs corps.
**** D'où la confusion des noms, entre Denise et Christine dans le Synaxaire
SAINT CONVAL DE STRATHCLYDE (+6°.S.)
Malgré les efforts des protestants pour éradiquer la mémoire de Conval, Archidiacre de Saint
Kentigern, il existe toujours une église qui lui est dédiée à Glasgow. Il fut actif dans toute la
région de Strathclyde au Sud de Glasgow, particulièrement à Renfrewshire.
SAINT ABBÉ FEREDARIUS D'IONA (+863)
Né en Irlande, Saint Feredarius fut élu Abbé d'Iona en 863 et naquit au Ciel la même année.
Durant sa guidance comme Abbé, les Saintes Reliques de Saint Colomba furent translatées en
Irlande par crainte des envahisseurs danois.
SAINTE REINE ELGIVA (OU AELGIFU, ALGYVA, AELGYTHA) MONIALE DE
SHAFTESBURY (+971) 21 décembre – 18 mai
Mère des Rois Edwy et Saint Edgar le Pacifique et épouse du Roi Edmund du Wessex (921-
46), Sainte Elgiva fut la "conseillère et celle qui anoblit de tout le royaume." A la Naissance
au Ciel de son époux, Elgiva se retira dans le Monastère de Shaftesbury où elle vécut le
restant de ses jours et qui est le centre de son culte. William de Malmesbury la louait pour sa
générosité, ses sages conseils et son don de prophétie. Il rapporta aussi des Miracles survenus
par son intercession.
3
SAINTS MARTYRS DAVID ET TARICHAN DE GÉORGIE (+693).
Les Saints Martyrs David et Tarichan, Gruziens (Géorgiens) d'origine, furent frères de
naissance. Ils acceptèrent le martyre en 693 par le gouverneur perse Abdul pour avoir refusé
de devenir musulmans.
SAINTE MARTYRE EUPHRASIA DE NICÉE (+303)
The Holy Martyress Euphrasia was a native of the city of Nicea. She accepted death for Christ
at the time of the emperors Diocletian and Maximian – at the end of the III or beginning IV
Century. Subjected to many tortures, the martyress was drowned in the sea.
SAINT QUINIBERT, SAINT PROTECTEUR DE SALESCHES (+9°.S.)
La vie de Saint Quinibert, Saint Protecteur de Salesches près du Quesnoy, n'est presque pas
connue. Il est vraisemblable qu'il appartenait à la communauté de Maroilles et qu'il obtint de
ses supérieurs de mener la vie solitaire dans un petit ermitage élevé à Salesches; telle fut
l'origine du prieuré qui dans la suite y fut érigé. C'est là qu'il vécut dans la pratique de toutes
les vertus chrétiennes et qu'il remit son âme à Dieu. Beaucoup de guérisons miraculeuses
avaient été opérées dans ce lieu par l'intercession du Pieux Reclus et une multitude de
personnes du pays pouvaient en rendre témoignage.
Il y avait autrefois dans l'église de Salesches un grand nombre de bâtons, de béquilles et
même quelques chars que l'on conservait comme preuves et souvenirs des guérisons opérées
sur des infirmes. Tout fut brûlé dans les guerres qui désolèrent le Nord de la France à la fin du
seizième siècle. L'Abbaye de Maroilles avait inscrit le nom de Saint Quinibert dans son
Calendrier et on y célébrait solennellement sa fête le 18 mai. Aujourd'hui encore les Saintes
Reliques du Saint sont conservées précieusement dans le village de Salesches et exposées par
les papistes à la vénération des fidèles.
4
SAINT MARTYR VENANT DE CAMERINO (+ 250)
18 mai – 7 juin
SAINT MARTYR THEODOTE ET LES 7 VIERGES ET MARTYRES : THÉCUSE,
THAINA, CLAUDIA, MATRONA, JULIA, ALEXANDRA ET EUPHRASIE A ANCYRE,
EN GALATIE (+ 303)
Le préfet les livra d'abord à la prostitution mais Dieu par Sa Grâce les préserva de tout
outrage; ensuite elles furent plongées dans un marais, chacune avec une pierre au cou.
Théodote recueillit leurs Précieuses Reliques qu'il ensevelit avec honneur. Pour ce motif, il fut
arrêté par ordre du préfet; cruellement déchiré et enfin percé d'un coup d'épée, il reçut la
Couronne du martyre.
ou
The Holy Martyr Theodotos and the Holy Seven Virgins – Tecusa, Thaina, Claudia, Matrona,
Julia, Alexandra and Euphrasia, lived during the 2nd half of the III Century in the city of
Ancyra, Galatia district, and died as Martyrs for Christ at the beginning of the IV Century.
Saint Theodotos was "an inn-keeper," had his own inn and was married. Then already he had
attained to high spiritual accomplishment: he maintained prudence and purity, cultivated
temperance in himself, subjugated the flesh to the spirit, and became practised in fasting and
prayer. By his conversations he brought Jews and pagans to the Christian faith, and sinners –
to repentance and improvement. Saint Theodotos received the gift of healing from the Lord
and he treated the sick by placing his hands on them.
During the time of the persecution under the emperor Diocletian (284-305), there was
appointed as governor in the city of Ancyra – Theoteknes, known for his cruelty. Many
Christians fled from the city, having forsaken their homes and property. Theoteknes made a
proclamation to all Christians that they were under obligation to offer sacrifice to idols, and in
the event of refusal they were to be given over to torture and death. Pagans delivered
5
Christians over to torture, and then divided up their property.
A famine befell the country. During these grim days, Saint Theodotos gave shelter in his inn
to Christians left homeless. he fed them, hid away those being pursued, and from his supplies
gave to devastated churches everything necessary for making the Divine Liturgy. He
fearlessly went into the prisons, rendering help to the innocently condemned – encouraging
them to be faithful to Christ the Saviour to the very end. Theodotos did not fear to bury the
remains of holy Martyrs, either carrying them off secretly or ransoming them from the
soldiers for money. When the Christian churches at Ancyra were destroyed and closed, Divine
Liturgy began to be celebrated in his inn. Perceiving that the deed of martyrdom awaited him
too, Saint Theodotos in conversation with the priest Phrontonos predicted, that in a short
while they would bring to him the relics of Martyrs, at a place chosen by both of them. In
surety of his words, Saint Theodotos gave his ring to the priest.
During this while seven holy virgins had accepted death for Christ, of whom the eldest – Saint
Tecusa – was an aunt of Saint Theodotos. The holy virgins – Tecusa, Thaina, Claudia,
Matrona, Julia, Alexandra and Euphrasia – from their youth had dedicated themselves to God,
and lived in constant prayer, fasting, temperance and good deeds. All of them had attained to
an elderly age. Brought to trial as Christians, the holy virgins in front of Theoteknes bravely
confessed their faith in Christ and were given over to torture, but remained steadfast. The
governor thereupon gave them over to shameless youths for desecration. The holy virgins
prayed intensely, asking help from God. Saint Tecusa fell down at the feet of a youth, and
taking back her head-veil she showed him her greyed hair. The youths became startled, started
weeping and ran off. The governor then ordered, that the Saints take part in "the ablution of
the idols," which was done by pagan priests, but again the holy virgins refused. For this they
were sentenced to death. An heavy stone was tied to the legs of each, and all seven of the holy
virgins was drowned in a lake. On the following night Saint Tecusa appeared in a dream to
Saint Theodotos, asking him to take up her body and give it Christian burial. Saint Theodotos,
taking with him his friend Polychronios and several other Christians, set off to the lake. It was
dark, and a burning torch led the way. Amidst them in front of the guard, posted by the pagans
at the shore of the lake, appeared the holy Martyr Sosander. The frightened guard ran off in
terror. The wind drove the water towards the other side of the lake. The Christians took up the
bodies of the holy martyresses and carried them to church, from whence they were given over
to burial. Learning about the theft of the bodies of the holy martyresses, the governor went
into a rage and gave orders to strike at all Christians and give them over to torture.
Polychronios also was seized. Not able to endure the torture, he informed on Saint Theodotos,
as the perpetrator of the theft of the bodies. Saint Theodotos began to prepare to die for
Christ; having come up together with all the Christians zealous in prayer, he made bequest of
his body to the priest Phrontonos, to whom earlier he had given his ring. The Saint came
before the judge. They showed him various instruments of torture and instead of them they
promised him honours and riches, if he recanted from Christ. Saint Theodotos glorified the
Lord Jesus Christ, and confessed his faith in Him. In anger the pagans gave the Saint over to
constant torture, but the power of God sustained the holy Martyr. He remained alive and was
cast into prison. On the following morning the governor again gave orders to torture the Saint,
but he soon perceived, that it was impossible to break his courage. He then gave orders to
behead the Martyr. The execution was done, but sensing that a storm was approaching, the
soldiers set fire to the body of the Martyr. And soldiers, sitting in a tent, remained to guard the
body. At this point the priest Phrontonos appeared from a nearby way, leading a donkey with
a load of wine from his vineyard. The donkey suddenly fell down near the place where lay the
body of Saint Theodotos. The soldiers helped get the donkey back up and they told
6
Phrontonos that they were guarding the body of the executed Christian Theodotos. The priest
perceived, that the Lord had intentionally sent him hither. He placed the holy remains on the
donkey and took them to the place, indicated by Saint Theodotos for his burial, and with
honour he committed them to the earth. Afterwards he built up a church on this spot. Saint
Theodotos accepted death for Christ on 7 June 303 or 304, and his memory is commemorated
on 18 May, on the day of death of the holy virgins.
The account of the life and Martyr's act of Saint Theodotos and the suffering of the holy
virgins was compiled by the contemporary and companion of Saint Theodotos, and an eyewitness
of his death – Nilos, living in the city of Ancyra during the period of persecution of
Christians under the emperor Diocletian.
SAINTS MARTYRS HERAKLEIOS, PABLINOS ET BENEDIMOS D'ATHÈNES (+250)
They suffered for Christ in the city of Athens. They preached there to the pagans about Christ
and urged them to abandon the worship of insensate idols. The chosen of God were brought to
trial together with their followers, who had discerned the true path. After many torments they
were thrown into a fiery oven, in which they offered up their souls to God.
SAINT EVEQUE REMI DE STRASBOURG, CONFESSEUR (+ 783)
20 mars (repos) – 18 mai (translation)
Fils du Comte Hugues d'Alsace et neveu de Sainte Odile, Remi fut élevé à l'Abbaye de
Munster près Colmar où il se fit Moine et devint Abbé. Il fit le pèlerinage de Rome où le Pape
Adrien I l'accueillit favorablement et lui donna les Saintes Reliques des Saintes Martyres
Sophie, Foi, Espérance et Charité. A son retour, Rémi plaça ces Précieuses Reliques dans le
monastère qu'il avait fait construire pour des Chanoinesses à Eschau au confluent de l'Ill et du
Rhin. Il venait d'être nommé Evêque de Strasbourg. En 778 dans son testament, il constitua
comme son héritière universelle la Toute Pure et Toujours Vierge Marie la Mère de Dieu qu'il
suppliait de veiller elle-même à l'exécution de ses dernières volontés. Rémi s'endormit le 20
mars 783. Le 18 mai de cette même année, son corps fut translaté à l'Abbaye d'Eschau où il
avait fait construire son tombeau.
SAINT MARTYR DIOSCORE DE CYNOPOLIS (+288 OU VERS 303)
13 octobre (Orient orthodoxe) – 18 mai (Occident orthodoxe)
Dioclétien ouvrit la persécution en 303 en publiant un édit qui ordonnait la destruction des
églises et des Livres Saints, privait les Chrétiens de leurs charges, dignités et privilèges et leur
interdisait d'aller en justice. On présuma que les clercs exerçant la fonction de Lecteur
cachaient des Livres Saints et ils furent immédiatement traqués par la police. C'est ainsi qu'à
Cynopolis (Samalut) en Egypte, on arrêta Dioscore fils d'un Lecteur et qu'on supposait
complice de son père. Nous ne connaissons rien de sa vie avant sa comparution devant le
gouverneur de la province d'Alexandrie. Le procès-verbal de cette audience nous est parvenu
sans avoir été trop malmené par les copistes et les traducteurs. A ce titre et comme document
est peu connu, nous en donnons une traduction intégrale :
"Dioscore, curiale du lieu qu'on appelle Cynopolis, ayant été amené, le président Culcien dit :
"Pour quelle cause Dioscore est-il traduit en justice?" - Du greffe on dit : "Dionecta, curateur
de la cité de Cynopolis, l'a envoyé comme Chrétien qui refuse d'obéir à l'édit impérial." -
Culcien dit : "Qu'on lise ce qui nous est rapporté." Du greffe on lit : "A ta puissance,
Seigneur, Dionecta, curateur de la cité de Cynopolis, salut. Je traduis en jugement à ta
Sincérité, Seigneur, Dioscore qui refuse d'obéir à l'édit de nos maîtres les empereurs etc."
Culcien dit : "Dioscore, j'ai appris que tu es très savant, immole et obéis aux ordres des
empereurs." Dioscore répondit : "Je n'immole ni ne suis des "dieux" de cette sorte mais le seul
7
Dieu, le mien, Jésus-Christ, Vrai Dieu."
C. - A quel "dieu" immoles-tu ainsi?
D. -- Au vrai Dieu Qui n'est pas vu par les hommes s'ils n'ont pas le coeur droit.
C. - Es-tu Lecteur?
D. -- Non, je ne le suis pas mais mon père était Lecteur.
C. - Si tu n'étais pas contumace, le curateur ne t'aurait assurément pas envoyé en jugement.
Immole maintenant et obéis aux ordres de nos maîtres les Césars Augustes.
D. -- Je n'immole pas à des "dieux" de cette espèce et je ne les suis pas. J'ai un Roi Céleste
Qui appellera en jugement les vivants et les morts qui règne sur le monde maintenant et dans
tous les siècles. En le croyant, je n'aurai pas à rougir mais je resterai dans Sa Vérité pour
l'Éternité.
C. - Immole et épargne ton corps; j'ai déjà préparé des tourments très rigoureux pour toi et
pour tous ceux qui résistent à ce culte.
D. -- Tes tourments sont petits, la Foi du Christ Jésus Qui me soutient est grande. Toi tu as
seulement le pouvoir de tuer mon corps, sur l'âme et l'esprit tu n'as aucun pouvoir.
C. -- Immole maintenant et rougis.
D. - Si je rougissais dans ce monde comment me justifierais-je devant Mon Dieu Jésus-Christ
quand Il viendra juger?
C. - Déchirez-le avec des ongles de fer.
D. -- Je ne sens pas ces tourments en attendant le Banquet Céleste.
C. -- Tu es fils de Lecteur, tu as donc appris cela de lui?
D. - Mon attention n'était pas là mais quand moi aussi j'ai été appelé par le Christ, j'ai cru à
Sa Venue; c'est pourquoi moi aussi je Le glorifie dans Sa Gloire."
Culcien ordonne de chauffer trois fers et de brûler son corps. Quand il eut été brûlé par deux
fers, il n'avait rien senti; Culcien ordonne alors d'appliquer le troisième fer rouge mais
pendant qu'il le touchait, les bourreaux trouvèrent que son corps était comme mouillé par la
rosée d'hiver.
Dioscore dit : "Président, penses-tu que ton feu puisse me torturer? "
Culcien dit : "Si donc tu es Chrétien, je t'ordonne de parler de la doctrine des Chrétiens.
D. -- Ne te souvient-il pas des trois Saints Enfants qui se livrèrent et auxquels le feu du roi
Nabuchodonosor ne put nuire car survint un vent rafraîchissant comme la rosée? Ton feu ne
m'est pas pénible. Tu n'es pas préparé à comprendre cela. Tu penses que c'est nous qui
parlons; ce n'est pas nous mais le Saint-Esprit de Dieu Lui-même Qui est très riche et nous
inspire; ceux qui s'attachent à Lui ne rougissent pas; même si tu me tuais, je serais
récompensé par Celui-ci en Celui-là.
C. - Le Christ est-il Dieu?
D. -- C'est le Dieu des "dieux."
C. - Est-ce le Dieu qui est né d'une femme?
D. -- J'explique : comme la mort a régné sur nous par Eve, ainsi nous sommes tous vivifiés en
Marie Qui a engendré Jésus-Christ Notre Seigneur.
C. - Paul était-il "dieu?"
D. -- Non mais il avait l'Esprit de Dieu et une intelligence saine et raisonnable. Tu as
remarqué dans les repas de ce monde combien sont doux les plats servis les derniers; ainsi
parce que Paul fut Apôtre choisi le dernier, il est plus suave que beaucoup.
C. - Immole maintenant.
D. -- Je n'immole pas si ce n'est au Seul Vrai Dieu; inébranlable car je suis soutenu par la Foi,
je vais vers Celui à Qui nulle chose ne peut résister et Dont la Puissance apparaît à tous.
C. - Si c'était un père qui priait son fils, depuis longtemps il lui aurait obéi. Ne sais-tu pas que
8
c'est le président qui te le demande. Tu as le temps, maintenant rougis et immole.
D. -- Je n'immole pas car je sers le Dieu Vivant. Quoique la gloire de ce monde soit
surabondante, cependant elle ne peut me détourner du Royaume des Cieux ni me déterminer à
ce qui m'est proposé.
C. - As-tu ton père?
D. -- Je ne l'ai pas mais j'ai un Père, le Vrai Roi du Ciel.
C. - Tu es contumace et tu es venu à la place de ton père.
D. -- Mon père fut Lecteur, moi je suis curiale et je suis venu ici de grand-coeur afin que
même si j'ai péché un peu dans ma jeunesse, cela soit purifié dans le siècle à venir.
C. - Un curiale comparaît-il en jugement?
D. -- Moi je le suis et j'ai comparu afin de me refaire dans le Seigneur Jésus-Christ et d'oublier
ce monde.
Orias, aide de la garde, dit : "Seigneur président, celui-ci est prisonnier depuis beaucoup de
temps et il a persuadé aux autres prisonniers de ne pas obéir aux rois. Maintenant que les
tourments du jugement ne l'épargnent pas."
Dioscore dit : "Je rends Grâces à Mon Dieu Jésus-Christ Qui me fortifie pour que j'achève ce
combat; les tourments des peines sont petits, la Récompense de Dieu est grande."
C. - Maintenant, réfléchis, Dioscore : si tu veux, je te donne deux jours pour changer.
D. -- L'espérance en Dieu Qui dirige ceux qui Le veulent dans la Vraie Vie est plus forte
qu'une telle persuasion.
C. -- Épargne-toi et immole.
D. Je suis Chrétien, je n'immole pas.
Julien, greffier, dit : "Si tu le tourmentais et que tu faisais souffrir chaque place de son corps
par des tourments alors il obéirait aux lois des rois."
Culcien dit : "Suspendez-le et posez deux lampes brûlantes sur son corps."
Et tandis que son corps était brûlé pendant une demi-heure, il ne répondait rien mais ses yeux
étaient levés vers le Ciel et il voyait une vision et une force qui le réconfortait et il criait vers
Dieu disant : "Ouvre les yeux des bourreaux, Seigneur afin qu'ils voient la Lumière et n'errent
plus." Et quand les bourreaux eurent vu la Lumière, ils enlevèrent leurs lampes; le feu ne put
lui faire aucun mal. Julien, aide du greffier, dit : "Tu vois comme il a persuadé les bourreaux."
Les bourreaux dirent au président : "C'est que nous avons vu la Lumière de Dieu vaincre la
lumière de ce monde."
Culcien dit à Dioscore : "Immole maintenant, épargne-toi et quitte ta folie."
D.-- La sagesse de ce monde est folie pour Dieu, le Christ confond les sages de ce monde et
fait siéger avec Lui dans Sa Gloire Eternelle ceux qui croient en Lui.
C. -- Puisque tu es fils de Lecteur, donne-nous tes livres; c'est parce que tu es contumace que
tu as été envoyé ici.
D. -- Si tu veux mes livres ouvre mon coeur et tu les y trouveras.
C. - Arrachez-lui la barbe petit à petit.
D. - Je ne le sens pas, j'attends la Joie Eternelle et je désire vivement appeler les autres : venez
à la même couronne.
C. - On m'a écrit de toi que tu es curiale et débiteur du fisc. Va dans ta maison et si tu dois
quelque chose, je m'en charge, je te donnerai un autre honneur.
D. -- Tes paroles ne me permettent pas de m'écarter de ma résolution. Je crois en Dieu. Que
me donnes-tu puisque je ne dois rien du tout? Mais je suis venu ici par Crainte de Dieu. Je
9
sais que ma dette est d'offrir mon sang à Mon Seigneur Jésus-Christ.
C. - Étendez-le, flagellez-le et dites-lui : C'est un déshonneur pour toi parce que tu es curiale.
D. -- Le déshonneur de ce monde n'est pas un déshonneur. C'est un grand déshonneur de ne
pas obéir aux Préceptes de Dieu.
C. - Tu me forces à donner une sentence contre toi.
D. -- Ne m'épargne pas, donne ta sentence jusqu'au bout.
Le président Culcien ordonne de le décapiter; il le fut à Alexandrie au mois de juin, le 15 des
calendes de juillet (17 juin) ou le 15 des calendes de juin (18 mai).
Ces Actes contiennent un certain nombre de détails qui garantissent leur véracité. Les curiales
jouissaient de certains privilèges et en particulier ne devaient pas subir certaines peines
infamantes ainsi que le fait remarquer Culcien mais ils étaient responsables de la levée des
impôts, ce qui leur coûtait fort cher et ils avaient presque toujours des dettes envers le fisc. La
situation de curiale avait de tels inconvénients que malgré les lois, ils cherchaient à sortir de
cette condition et Culcien en proposant "un autre honneur" à Dioscore lui offrait ce qui
pouvait lui faire le plus de plaisir.
La rigueur du supplice n'a rien qui doive nous surprendre de la part des persécuteurs, surtout
en Egypte. On est amené à penser que durant son supplice, Dioscore était en extase et restait
insensible aux brûlures dont tous les assistants pouvaient constater la réalité.
Le culte de Saint Dioscore est très ancien mais aussi très obscur. On trouve mention d'un
Dioscore à différentes dates. Les Latins ont retenu le 18 mai, les Grecs le 13 octobre. La
notice du martyrologe fut composée par Florus, sans doute avec un mauvais remaniement des
Actes car elle contient plusieurs erreurs. Au treizième siècle, l'historien arabe Abû Sâlih
signale en Egypte deux églises dédiées à Saint Dioscore.
SAINT MARTYR MERILILAUN (OU MEROLILAUN, MEROLITAIN) (+8°. S.)
Merililaun fut un pèlerin anglais ou écossais qui subit une mort violente près de Reims, sur les
rives de l'Aisne alors qu'il était en pèlerinage vers Rome. Ses Vénérables Reliques furent
ensevelies secrètement et découvertes ultérieurement grâce à une Révélation Divine. Ses
Saintes Reliques furent dans l'église Saint-Symphorien à Reims.
SAINTS MARTYRS SIMEON, ISAAC ET BAKHTISOES DE PERSE (+339)
The Holy Martyrs Simeon, Isaac and Bakhtis were Christians and lived during the III Century
in Persia under the emperor Sapor, a fierce persecutor of Christians. They tried to force the
Saints to recant from Christ and be converted to the grim faith of fire-worship. But they
refused and answered the pagans: "We will not recant from the Creator of all and we will not
worship fire nor the sun." They cruelly tortured the holy Martyrs, then threw them into prison,
where they were not given food for seven days. Finally, they beheaded the Martyrs.
Sts Héraclius, Paulin et Bénédime- Stes Alexandra, Récuse, Claudia, Phaine, Euphrasie,
Matrone, Julie et Ste Théodote d'Ancyre- Ste Euphrasie de Nicée martyre sous Dioclétien
(entre 303 et 305)- St Etienne, fils de l'empereur Basile Ier le Macédonien et de l'impératrice
Eudokie le Patriarche oecuménique de Constantinople (886-893), disciple et successeur de St
Photios le Grand (893). - St Julien- St Théodore 1er, pape et patriarche de Rome (642-649)
qui confessa la foi orthodoxe face au monothélisme professé par son prédécesseur Honorius. -
St Martinien à Constantinople- Sts Martyrs David et Tatchan de Géorgie-St Venance Martyr
sous Dèce à Camérino, ville des Marches dont il est depuis le protecteur (250). -7 Vierges
10
Martyres d'Ancyre lors de la persécution de Dioclétien (vers 303). -St Felix l'Evêque de
Spello en Ombrie, Martyr sous Maximien (entre 286 et 305). -St Potamon l'Evêque en
Egypte, Martyr par la main des Ariens sous Constance II (341). -Sts urbain, prêtre, Theodore,
Menedeme et 77 autres prêtres, clercs et laïques, Martyrs au large de Constantinople sous
Valens, les Ariens les ayant embarqué sur un navire auquel ils mirent le feu (370). -Ste
Anastaso de Leucadion, morte en paix. -St Haelan, ermite à Loperec et à Langueux en
Bretagne (VIe siècle). -St martinien qui pratiqua l'ascèse dans le quartier d'Areobindos à
Constantinople. -St Genys, ermite à Cast en Bretagne (VIe-VIIe siècles). -Sts David et
Tatchan, frères selon la chair, Martyrs par la main des Musulmans (Géorgie 693). -St
Merolain, prêtre écossais revenant d'un pélerinage, martyrisé par des voleurs sur les bords de
l'Aisne près de Reims en Champagne (VIIIe siècle). -St Quinibert, prêtre et probablement
solitaire à Salesches près du Quesnoy en Hainaut (IXe siècle). -St Feredarius, higoumène
d'Iona (après 863).- Ste Elgive, épouse du roi Edmond de Wessex, mère des rois Edwy et
Edgard le Pieux (944).
Lecture de l’Epître
Pas de lecture ce jour
Lecture de l’Evangile
Pas de lecture ce jour
REFLEXION - Cacher ses vertus et mortifications était l'habitude des Ascètes, tant femme
qu'homme et non seulement dans les plus anciennes périodes du Christianisme mais à travers
les âges et jusqu'à nos jours. Eudocie, l'épouse du Glorieux Prince Dimitri de Don qui libéra la
Russie des Tatars, se retrouva veuve relativement jeune en 1389. Emprunte de dévotion, cette
Princesse bâtit nombre d'églises, distribuant les aumônes et méprisant secrètement son corps
qu'elle affaiblissait par des jeûnes et longues veilles. Elle portait une chaîne d'acier sur son
corps. Et cependant, en public, elle apparaissait joyeuse, habillée luxueusement et ornée de
perles. Les gens racontaient nombre de choses la concernant et firent circuler des rumeurs sur
sa vie immorale. Ses fils l'entendirent et insultés et amers, ils s'en ouvrirent à leur mère,
concernant ces rumeurs. Leur mère se défit de sa luxueuse robe et ses enfants avec grande
horreur, virent son corps qui était complètement blanchi, desséché et marqué par les chaînes
d'acier.
CONTEMPLATION - Pour contempler l'Action de Dieu le Saint-Esprit
sur les Saints Martyrs :
1. Comment le Saint Esprit leur apporte le soulagement dans les souffrances;
2. Comment en certaines occasions, selon Sa Libre Volonté, leurs corps restent indemnes dans
le feu.
HOMELIE - A propos du témoignage de l'Esprit de Dieu.
"L'Esprit de vérité qui procède du Père, Il Me rendra témoignage." (Saint Jean 15,26)
Le Fils de Dieu a envoyé Dieu le Saint Esprit dans le monde pour Lui rendre témoignage
jusqu'à la fin des temps. "Il Me rendra témoignage." Comment est-ce que Dieu le Saint Esprit
témoigne à propos de Dieu le Fils? Dieu l'Esprit témoigne de nombreuses manières :
En attirant les âmes des gens dans l'Eglise du Christ;
En leur révélant la signification de la Sainte Ecriture;
En guidant leurs pensées vers les Commandements du Christ;
En donnant chaleur, fraîcheur puissance et douceur aux Paroles du Christ;
En transformant les pécheurs repentants en Justes;
11
En accomplissant toutes les Promesses et Prophéties du Christ concernant les hommes et les
nations et l'Eglise de Dieu;
En renforçant l'Eglise du Christ et en la tenant ferme au milieu de toutes les tempêtes de tous
les temps et tous les méfaits de l'Hadès et des hommes jusqu'à la fin des temps.
L'Esprit qui accomplit cela et encore bien d'autres choses similaires, c'est l'Esprit de Dieu,
l'Esprit de Vérité, Bon, Donateur de Vie et Tout-Puissant.
Aucune Parole du Christ ne s'oppose à l'Esprit de Dieu et l'Esprit de Dieu ne s'oppose pas à la
moindre Parole du Christ. C'est pourquoi lorsqu'il plaît à l'Esprit de Dieu d'entrer dans le
coeur de l'homme, il en devient vivant et devient un véritable témoin de tout ce que le Christ a
dit et fait. Alors l'homme croit avec joie et sans hésitation. Car comment ne croirait-il pas le
plus grand et le plus endurant Témoin et Participant de toutes les paroles, de tous les Miracles
et de toutes les Oeuvres du Christ?
Dès lors, frères, prions avant tout et par-dessus tout afin que ce Témoin et Participant, le Saint
et Tout-Puissant Esprit, s'installe en nos coeurs afin que notre Foi devienne vivante, n'hésite
plus et soit joyeuse. Ô Dieu le Saint Esprit, l'Esprit de Vérité, viens et demeure en nous.
A Toi soient la Gloire et la reconnaissance, à jamais. Amin.
Saint Nicolas Velimirovitch l'Evêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des
persécutions communistes, auteur du Synaxaire "Prologue d'Ochrid
Vie de Sainte Euphrosyne de Moscou et autres Vies de Saints.
17 - 30 mai 2012
Cycle mobile (Pascalion): Mercredi de la Septième Semaine
Lecture de l’Epître
Actes XXIII : 1-11
23.1 Paul, les regards fixés sur le sanhédrin, dit: Hommes frères, c'est en toute bonne conscience
que je me suis conduit jusqu'à ce jour devant Dieu... 23.2 Le souverain sacrificateur Ananias
ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche. 23.3 Alors Paul lui dit: Dieu
te frappera, muraille blanchie! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en
ordonnant qu'on me frappe! 23.4 Ceux qui étaient près de lui dirent: Tu insultes le souverain
sacrificateur de Dieu! 23.5 Et Paul dit: Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain
sacrificateur; car il est écrit: Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.
23.6 Paul, sachant qu'une partie de l'assemblée était composée de sadducéens et l'autre de
pharisiens, s'écria dans le sanhédrin: Hommes frères, je suis pharisien, fils de pharisien; c'est à
cause de l'espérance et de la résurrection des morts que je suis mis en jugement. 23.7 Quand il
eut dit cela, il s'éleva une discussion entre les pharisiens et les sadducéens, et l'assemblée se
divisa. 23.8 Car les sadducéens disent qu'il n'y a point de résurrection, et qu'il n'existe ni ange ni
esprit, tandis que les pharisiens affirment les deux choses. 23.9 Il y eut une grande clameur, et
quelques scribes du parti des pharisiens, s'étant levés, engagèrent un vif débat, et dirent: Nous
ne trouvons aucun mal en cet homme; peut-être un esprit ou un ange lui a-t-il parlé. 23.10
Comme la discorde allait croissant, le tribun craignant que Paul ne fût mis en pièces par ces
gens, fit descendre les soldats pour l'enlever du milieu d'eux et le conduire à la forteresse. 23.11
La nuit suivante, le Seigneur apparut à Paul, et dit: Prends courage; car, de même que tu as
rendu témoignage de moi dans Jérusalem, il faut aussi que tu rendes témoignage dans Rome.
Lecture de l’Evangile
Jean XVI : 15-23
16.15 Tout ce que le Père a est à moi; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend de ce qui est à moi, et
qu'il vous l'annoncera.
16.16 Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et puis encore un peu de temps, et
vous me verrez, parce que je vais au Père. 16.17 Là-dessus, quelques-uns de ses disciples dirent
entre eux: Que signifie ce qu'il nous dit: Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et
puis encore un peu de temps, et vous me verrez? et: Parce que je vais au Père? 16.18 Ils disaient
donc: Que signifie ce qu'il dit: Encore un peu de temps? Nous ne savons de quoi il parle. 16.19
Jésus, connut qu'ils voulaient l'interroger, leur dit: Vous vous questionnez les uns les autres
sur ce que j'ai dit: Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et puis encore un peu
de temps, et vous me verrez. 16.20 En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous
vous lamenterez, et le monde se réjouira: vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se
changera en joie. 16.21 La femme, lorsqu'elle enfante, éprouve de la tristesse, parce que son
heure est venue; mais, lorsqu'elle a donné le jour à l'enfant, elle ne se souvient plus de la
souffrance, à cause de la joie qu'elle a de ce qu'un homme est né dans le monde. 16.22 Vous
donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse; mais je vous reverrai, et votre coeur se
réjouira, et nul ne vous ravira votre joie.
16.23 En ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis,
ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom.
Cycle fixe : Commémorations
2
SAINTS NECTAIRE (+1550) ET THEOPHANE (+1544)
Saints Nectaire et Théophane étaient deux frères de la noble et puissante famille des
Apsarades de Ioannina. Après avoir reçu une excellente éducation, ils renoncèrent aux
illusions et à la fausse gloire de ce monde et devinrent Moines sous la direction d'un Saint
Ancien nommé Sabas dans une île du Lac de Ioannina. Celui-ci les instruisit sur les principes
de la vie ascétique et ils embrassèrent pour le reste de leur vie un mode de vie strict et sans
complaisance pour le repos de la chair : ils ne prenaient jamais d'huile, mangeaient souvent
qu'une fois tous les deux jours et Théophane porta jusqu'à sa Naissance au Ciel de lourdes
chaînes sur le corps. A la Naissance Céleste de leur Ancien dix ans plus tard, les deux frères
qui avaient été ordonnés au sacerdoce mais se sentaient orphelins, se rendirent sur la Sainte
Montagne de l'Athos au Monastère de Dionysiou réputé pour son austérité afin d'y prendre
conseil du Saint Patriarche Niphon. Celui-ci leur recommanda de retourner dans leur ermitage
pour y vivre en conformité aux enseignements reçus de leur Ancien. Mais à leur retour, ils
découvrirent que les fondateurs laïcs du monastère exigeaient le paiement de droits de
propriété. Désireux de préserver leur quiétude et d'éviter les chicanes, les deux frères
préférèrent abandonner leurs justes droits et ils partirent construire un nouvel ermitage à
l'intérieur de l'île où ils édifièrent par la suite deux églises, l'une dédiée au Précurseur et l'autre
à Saint Nicolas (1507) et à proximité duquel leurs trois soeurs s'installèrent ainsi que leurs
parents pour y mener eux aussi la Vie Angélique. Mais là encore, à l'instigation de l'ennemi
du genre humain qu'est l'ange déchu jaloux des Moines, les autorités ecclésiastiques et civiles
de l'endroit ne cessèrent de tracasser les deux Ascètes qui avaient pourtant obtenu du
Patriarche toute licence pour y fonder un monastère indépendant. Se souvenant du conseil de
Saint Niphon qui leur avait dit : "Si une épreuve survient, ne résistez pas mais fuyez de ce lieu
pour trouver un autre endroit où vous pourrez vivre en paix," ils choisirent une fois de plus
d'abandonner tout ce qu'ils avaient construit avec labeurs et à grands frais par amour de
l'Hésychia. Ils se rendirent alors aux Météores en Thessalie qui étaient en passe de devenir le
plus important centre monastique de l'époque.
Après en avoir reçu l'autorisation de l'Higoumène du Monastère de la Transfiguration, ils
passèrent sept ans sur l'un de ces nids d'aigles nommé la colonne du Précurseur. Puis en 1518,
ils s'installèrent sur l'inaccessible rocher de Barlaam où un Moine de ce nom y avait jadis
construit une église des Trois-Hiérarques, tombée depuis en ruine. Ils la restaurèrent et leur
mode de Vie Angélique y attira bientôt d'autres Moines. La communauté grandit rapidement
jusqu'au nombre d'une trentaine si bien que l'on dût ériger une nouvelle église dédiée à Tousles-
Saints. Les deux frères prirent soin d'édifier aussi tous les autres bâtiments nécessaires à la
vie cénobitique ainsi que de doter le monastère de dépendances agricoles pour que leurs
Moines puissent persévérer sans souci dans l’Oeuvre de Dieu. Ils les instruisaient tant par la
parole que par l'exemple sur les moyens d'acquérir la perfection de l'âme et parvenus à la fin
3
de leur séjour terrestre, ils leur laissèrent le récit de leur vie et un testament qui les exhortait à
rester unis comme les membres d'un seul corps et à rivaliser par le zèle dans la vertu.
Lorsqu'on acheva l'église le 17 mai 1544, Saint Théophane gravement malade depuis dix
mois, s'y fit transporter pour y voir le résultat de tant de labeurs. Il rendit Grâces à Dieu, bénit
les frères et les ouvriers puis retourna dans sa cellule où il se prépara à rejoindre la Vraie Vie.
Pendant que les frères chantaient le Canon pour les agonisants, un astre lumineux brillait audessus
de l'endroit et dès que le Saint eut rendu l'âme, il disparut. Quant à Saint Nectaire, il
trouva le Repos le 7 avril 1550.
Saint Apôtre Paul, Saints Barsanuphe de Tver, Saint German de Kazan et Sainte Eudoxie
SAINTE EUDOXIE, EN MONACHISME EUPHROSYNIE, GRANDE-DUCHESSE DE
MOSCOU (+ 1407) 17 mai – 7 juillet
La Moniale Euphrosyne, Eudoxie dans le monde, fut la fille du Prince de Suzdal Dimitrios
Constantovich (+ 1383). A partir de 1367, elle devint l'épouse du Grand-Prince de Moscou
Dimitri Donskoi. Leur heureuse union fut pour la Russie un gage d'union et de paix entre
Moscou et Suzdal. Le Saint Métropolite Alexis de Moscou et même Saint Serge de Radonège
qui baptisèrent un des fils de Dimitri et d'Eudoxie, eurent une grande influence sur la vie
spirituelle de la Princesse Eudoxie. La Sainte Princesse fut une bâtisseuse d'églises. En 1387,
elle fonda le Monastère féminin de l'Ascension au Kremlin de Moscou. En 1395 durant
l'invasion de la Horde d'Or dans les régions Sud de la Russie, l'Icône Vladimir de la Mère de
Dieu fut translatée à Moscou sur son conseil, défendant miraculeusement la terre russe.
Durant le Printemps, la Princesse portait secrètement des chaînes sous ses magnifiques habits
royaux. C'est sous sa protection que fut peinte la célèbre Icône de l'Archange Michel qui
devint par la suite l'Icône Protectrice de la cathédrale de l'Archange du Kremlin. Après avoir
élevé cinq fils, la Princesse fut tonsurée Moniale sous le nom d'Euphrosyne. Elle accomplit
son Voyage Céleste le 7 juillet 1407 et fut ensevelie au Monastère de l'Ascension qu'elle avait
fondé. On trouve avec elle un exemple de la vieille poésie ecclésiale russe, la "lamentation de
la Princesse pour son époux parti à trente-neuf ans."
4
De part et d'autre du Saint Athanase le Nouveau l'Evêque et Thaumaturge de Christianopolis
SAINT MARTYR ANDRONICUS & SAINTE MARTYRE JUNIA DES 70 DISCIPLES
(+58)
En Orient, Saint Andronique et Sainte Junia du nombre des soixante-douze Disciples de
Jésus-Christ et dont Saint Paul a fait l'éloge dans son Épître aux Romains (16,7) : "Saluez
Andronique et Junia, mes parents, les compagnons de mes liens qui sont considérables entre
les Apôtres et qui ont embrassé la Foi de Jésus-Christ avant moi." Ces deux disciples de Notre
Seigneur ont évangélisé notamment Apamée en Syrie, Comanes dans le Pont et l'Illyrie.
ou
The Holy Disciple from the 70 Andronicus and his helper in apostolic works, Saint Junia
(June), were relatives of the holy Apostle Paul. They laboured much, preaching the Gospel to
pagans, about which the Apostle Paul makes mention in his Epistle to the Romans: "Greet
Andronicus and Junia, my kinsfolk and prisoners with me, acknowledged amongst the
Apostles and having still before me believed in Christ" (Rom. 16: 7). Saint Andronicus was
ordained bishop of Pannonia, but the preaching took Saint Junia and him also to other lands,
far from the boundaries of his diocese. By the efforts of Saints Andronicus and Junia the
Church of Christ was strengthened, pagans were converted to the knowledge of God, many
pagan temples ceased functioning, and in their place were erected Christian churches. From
the service in honour of these Saints it is known, that they suffered martyrdom for the Name
of Christ.
In the V Century, during the reign of the emperors Arcadius and Honorius, their holy relics
were uncovered on the outskirts of Constantinople together with the relics of other Martyrs "at
the Eugenius gate" (Comm. 22 February).
It was revealed to the pious cleric Nicholas Kalligraphos that among these 17 Martyrs were
also the relics of the holy Disciple Andronicus. Afterwards on this spot was built a
magnificent church.
5
SAINT ABBE MAILDULF (OU MAELDUBH) DE MALMESBURY (+673)
Endormi en 673 à l'Abbaye de Malmesbury en Angleterre, le Moine irlandais Saint Maildulf
quitta sa terre natale pour diffuser l'Evangile en Angleterre. Il s'installa dans une forêt isolée
comme il y en avait en ces temps dans le Nord-Est du Wiltshire. Après avoir vécu quelques
temps en Ermite, il commença à rassembler les enfants des environs pour les éduquer. Son
ermitage devint alors une école où il aura Saint Aldhelm parmi ses disciples. L'école et la
fondation firent florès même après sa Naissance Céleste et acquirent une réputation
d'érudition sous le nom de Malmesbury.
16 – 17 mai
SAINT NOUVEAU MARTYR NICOLAS DE METSOVO (+ 1617)
Le NéoMartyr Nicolas fut brûlé par les Turcs en 1617. Son Chef se trouve au Monastère
Varlaam dans les Météores.
ou
Apprenti boulanger chez un Turc de Trikkala en Thessalie, il renia le Christ. Puis il s'en
repentit et retourna dans son pays natal Metsovo en Epire pour y reprendre sa vie chrétienne.
Reconnu par un barbier turc, il obtint son silence en lui livrant chaque année un chargement
de bois. Après quelques années et toujours tenaillé par le remord de son parjure, il se fit
reconnaître publiquement comme Chrétien à Trikkala. Arrêté, il fut emprisonné, condamné à
endurer la soif et la faim tout en étant fustigé à chaque interrogatoire. Enfin le juge fit allumer
un grand brasier sur la place du village et on l'y jeta. Et c'est ainsi qu'il rendit le témoignage
de sa Foi retrouvée.
SAINT ERMITE MADRON (OU MADEN, MADERN) DE CORNOUAILLES (+545)
Endormi près de Land's End en Cornouailles, Saint Madron, Ermite en Bretagne d'origine
cornique, est le Saint Protecteur de nombre d'églises y compris le lieu de son ermitage à la
Source Saint Madern en Cornouailles et de deux paroisses à Saint-Malon. Nombre de
Miracles sont attribués à Saint Madron bien qu'on ne connaisse fort peu de sa vie en dehors
des dédicaces en Cornouailles et Bretagne. On l'a identifié avec Saint Medran, disciple de
Saint Kieran, le Gallois Saint Padarn ou un homme du lieu qui aurait accompagné Saint
Tudwal en Bretagne.
Tropaire de Saint Madern ton 2
Parmi les ténèbres du paganisme en Cornouailles/
tu as brillé comme Témoin du Christ./
Saint Ermite Madern, implore-Le/
6
que la lumière que tu fis briller puisse jaillir de nos coeurs.
SAINT MEGALOMARTYR NICOLAS DE SOFIA (+1555)
SAINT PATRIARCHE STEPHANE LE NOUVEAU DE CONSTANTINOPLE (+893)
Saint Stéphane le Patriarche de Constantinople était le plus jeune fils de l'Empereur Basile le
Macédonien et frère de l'Empereur Léon le Sage. Il reçut le Mystère de la prêtrise dignement
sous le Patriarche Saint Photios. Lorsqu'en 886 ce dernier fut contraint d'abandonner le siège
patriarcal, Saint Stéphane fut élevé à ce même trône patriarcal.
Saint Stéphane veilla avec vigilance spirituelle sur son troupeau spirituel. Il était
compatissant et il avait l'habitude d'intercéder pour ceux qui étaient sans; il se dévouait luimême
aux veuves et aux orphelins; il se distingua par une extrême modération. Il s'endormit
dans le Seigneur paisiblement en 893 et fut enseveli dans le Monastère de Sikellian.
SAINT MARTYR MONTAIN (OU MONTAN), ERMITE A LA FERE (+5°.S.)
20 septembre - 17 mai
De race royale, disent quelques auteurs, il vint de la Champagne (440) prêcher l'Evangile sur
les bords de la Chiers (rivière qui naît au bourg d'Esch en Belgique, baigne Longwy,
Longuyon, Montmédy carignan et se perd dans la Meuse près de Sedan). Il établit sa cellule
près d'Iré-les-Prés sous le rocher de Mad (Montmédy) consacré alors à l'immolation des
victimes païennes. Il éleva deux petites chapelles, l'une au Valendon et l'autre à Iré-les-Prés.
Celle-ci appelée depuis longtemps la Mère de Dieu de Iré serait l'église-matrice de
Montmédy. On lui attribue encore la fondation à Juvigny d'un oratoire dédié en l'honneur de
Saint Denis, Apôtre des Gaules qu'il bâtit sur l'emplacement d'un temple de Jupiter origine
assez probable du nom de Juvigny (Joviniacum). Le courageux Anachorète poursuivi par les
idolâtres se réfugia au fond des bois avec quelques disciples. Plusieurs hagiographes disent
qu'il endura le martyre.
Il rechercha la Présence de Dieu dans sa solitude. Par son rayonnement, il empêcha l'hérésie
de Nestorius de progresser dans cette région.
ou
Tandis que les Gaules étaient le théâtre des guerres, des concussions et des rapines, un Reclus
nommé Montain ou Montan (Montanus) vivait sur la Cher, près de Juvigny dans le
Luxembourg.
Formé à la vertu dès l'enfance, il vivait séparé du monde pour n'avoir de commerce qu'avec
Dieu et se livrer tout entier aux exercices de la pénitence. Inquiété dans sa retraite par les
courses des barbares, il la quitta et alla chercher une solitude plus profonde à La Fère (Aisne),
lieu alors rempli de bois et environné de précipices et de marais. Là, Montan, tout occupé des
besoins de l'Eglise troublée par les guerres et par l'hérésie de Nestorius que le Concile
Oecuménique d'Ephèse (431) venait de condamner, ne cessait d'implorer le Secours du Ciel.
Ses prières ne furent pas sans effet. Un jour que Montan reposait d'un léger sommeil, il fut par
trois fois averti de prédire à Célinie, noble dame de la contrée qu'elle aurait un fils et de lui en
déclarer en même temps le nom et les mérites. Tout à coup il lui semble que par une Faveur
Divine, il est transporté au milieu du choeur des Anges et de l'assemblée des Saintes âmes,
tenant ensemble conseil et conférant de la subversion ou de la restauration des Eglises des
Gaules : tous déclarent que le temps est venu d'en avoir pitié et en même temps une voix qui
7
retentit avec douceur se fait entendre d'un lieu plus élevé et plus secret : "Le Seigneur a
regardé du Saint des Saints et du Ciel en la terre pour entendre les gémissements de ceux qui
sont enchaînés et pour briser les fers des fils de ceux qui ont péri afin que Son Nom soit
annoncé parmi les nations et que les peuples et les rois se réunissent ensemble pour Le
servir." La voix disait "que Célinie concevrait un fils nommé Rémi auquel le peuple serait
confié pour être sauvé."
Après avoir reçu une si grande et si douce consolation, le Saint Personnage trois fois averti
d'accomplir sa mission, vint annoncer à Célinie l'oracle de la Céleste Vision. Or cette mère
bienheureuse avait eu longtemps auparavant dans la fleur de sa jeunesse, de son mari Emile,
un fils nommé Principe (ou Prince) depuis Evêque de Soissons et père de Saint Loup, son
successeur à l'épiscopat de la même ville : la Bienheureuse Célinie s'étonne : comment déjà
vieille enfanterait-elle son fils et le nourrirait de son lait d'autant que son mari et elle-même,
grandement avancés en âge et épuisés, n'avaient plus ni espoir ni désir d'avoir désormais des
enfants? Mais le Bienheureux Montan devenu aveugle pour un temps afin que les fruits de la
patience abondent en lui, déclare à Céline que ses yeux doivent être arrosés de son lait et
qu'aussitôt il recouvrera la vue. Cependant les Bienheureux Parents se livrent à la joie d'une si
grande consolation et "quand le moment arriva," le futur Pontife de Jésus-Christ vint au
monde heureusement et reçu sur les Saints Fonts de Baptême le nom de Rémi. L'heureuse
promesse faite au Saint Prophète est ainsi fidèlement accomplie car pendant l'allaitement, ses
yeux sont arrosés du lait de la Bienheureuse Mère Célinie et il recouvre la vue
miraculeusement.
Si Montan vécut encore quelques années après avoir recouvré la vue, il retourna dans sa
solitude de La Fère au lien dit la Fosse de Saint-Montan et il y rendit son âme au Seigneur le
17 mai. La ville de La Fère et sa collégiale ont pris pour Saint Protecteur Montan. On
conserve encore aujourd'hui une petite portion de ses Saintes Reliques à l'église paroissiale
papiste et à la chapelle papiste de l'Hôtel-Dieu. La cathédrale de Laon possédait autrefois le
Chef et un bras du Saint solitaire mais c'est l'Abbaye de Juvigny qui détenait la principale
partie de son corps.
SAINTE FRAMECHILDE (OU FRAMEUZE) (+ 685)
Mère de Sainte Austreberte, Sainte Framechilde était issue d'une famille puissante de
Germanie et elle épousa Badefroy, noble seigneur de la cour de Dagobert II. Les anciens
hagiographes unissent ces deux noms et disent que Badefroy et Sainte Framechilde étaient
"l'un et l'autre d'une très haute vertu et d'une grande sagesse de conduite, fermes dans la Foi,
remarquables par leur charité et leur amour de la justice, nourrissant leurs âmes des Saintes
Espérances de la Foi et se faisant un devoir et un bonheur de secourir les Pauvres de Jésus-
Christ."
Sainte Austreberte, leur fille, rencontra de l'opposition à son projet de se consacrer à Dieu :
Badefroy dut en être le principal et peut-être l'unique auteur. Pour la Bienheureuse
Framenchilde, elle pouvait reconnaître dans ces instances de sa fille la vérité d'une vision
qu'elle avait eue, dit-on avant sa naissance et dans laquelle on lui apprenait que l'enfant qu'elle
portait dans son sein attirerait beaucoup d'âmes à Jésus-Christ. Et cette parole eut donc son
entier accomplissement à compter du jour où Austreberte se retira au Monastère du Port, près
d'Abbeville.
On ne connaît rien de plus de la vie de Sainte Framenchilde qui s’endormit un 17 mai vers l'an
685. On l'ensevelit dans l'église de Marconne qu'elle avait fait bâtir elle-même. Son corps fut
8
levé de terre en 1030 par l'Evêque Baudouin de Théreouanne. Ses Précieux Restes reposaient
dans l'Abbaye de Montreuil-sur-Mer fondée par Sainte Austreberte. On en gardait aussi une
partie dans l'église collégiale et paroissiale d'Hesdin. La châsse de Montreuil fut détruite par
les proto-bolcheviks français mais quelques ossements encore vénérés aujourd'hui à l'église
paroissiale papiste de cette ville, furent sauvés.
SAINTE MARTYRE RESTITUTE, VIERGE (+4°.S.)
La tradition la fait placer par ses bourreaux dans une barque remplie d'étoupe pour y être
brûlée vive. Les mariniers la conduisirent en haute mer, allumèrent l'étoupe mais les flammes
se retournèrent contre eux et ils moururent dans d'atroces souffrances tandis que Sainte
Restitute accéda paisiblement au Ciel. La barque conduisit son corps jusqu'à Ischia en Italie et
de là ses Saintes Reliques furent emmenées à Naples. La vérité, c'est que les Saintes Reliques
vinrent à Ischia au neuvième siècle en provenance de Teniza près de Carthage où il semble
bien que Sainte Restitute ait subi le martyre au début du quatrième siècle.
ou
Sous l'empire de Valérien, elle fut diversement torturée en Afrique par le juge Proculus et
placée dans une nacelle pleine d'étoupes et de poix pour être brûlée en pleine mer mais dès
qu'on y mit le feu, la flamme se tourna contre ceux qui venaient de l'allumer et elle, se mettant
à prier, rendit ainsi son esprit à Dieu. Son corps avec la nacelle vint aborder par la Volonté de
Dieu à l'Île d'Ischia, près de Naples où les Chrétiens le reçurent avec une grande vénération.
Constantin le Grand fit depuis bâtir une église en son honneur dans la ville de Naples. Sainte
Restitute ne fut pas oubliée à Carthage : on pense que c'est à cette Sainte Martyre qu'était
consacrée la grande basilique connue sous son nom dans laquelle furent tenus quelques
Conciles et où Saint Augustin prononça plusieurs discours. Elle naquit à Ponizara.
SAINTS MARTYRS SOLOKHON, PAMPHAMYROS ET PAMPHALON A
CHALCEDOINE (+298)
The Holy Martyrs Solokhon, Pamphamyros and Pamphalon: The holy Martyr Solokhon, a
native Egyptian, suffered for Christ during the reign of the emperor Maximian (284-305). The
holy Martyrs Pamphamyros and Pamphalon also at the same time accepted death for Christ
together with him. All of them served in the imperial armies in the regiment of the tribune
Campanus. During the time of persecution against Christians by the emperors Maximian and
Diocletian, Campanus with his soldiers was sent to the city of Chalcedon. All the soldiers of
his regiment were required to offer sacrifice in an idolous pagan temple there. The three
soldiers – Saints Solokhon, Pamphamyros and Pamphalon, refused to offer sacrifice to idols,
explaining, that they worship only the True God, the Lord Jesus Christ. On the orders of
Campanus they subjected them to terrible tortures, during the time of which the holy Martyrs
Pamphamyros and Pamphalon died. Saint Solokhon survived the torture and remained alive,
glorifying Christ. The torturer in great Anger gave orders to open the mouth of Saint
Solokhon and pour in it by force the idol-worship blood. But Saint Solokhon so strongly
clenched his teeth, that they were not able to open them even with iron, – the sword bent, and
the Saint broke his bonds and stood before the torturer, continuing to glorify Christ. There
was a voice from the heavens to Saint Solokhon, encouraging him to endure to the end. At the
command of the torturer they subjected the Saint to a merciless beating, after which they
dragged the bruised man over sharp stones, demanding a renunciation of Christ, but the holy
Martyr remained steadfast. Then it was commanded to hang him up by one hand, and to his
leg tie an heavy weight. In such a position Saint Solokhon hung for about three hours. When
9
finally however they cut the ropes, then to the surprise of everyone Saint Solokhon stood up
straight on his feet like an healthy man. Crazed with Anger, Campanus seized a writing-reed
and with force thrust it deeply into the ear of the holy Martyr. The sufferer fell down, and
Campanus and the soldiers departed, having cast him aside. Christians carried the Martyr to
the house of a certain pious widow and placed him on a cot. The Saint partook of food and
conversed with the Christians, exhorting them to stand firmly for the faith, and then having
prayed and lifted up his eyes to heaven, he gave up his soul to the Lord Jesus Christ.
SAINTS MARTYRS HÉRADE, PAUL ET AQUILIN AVEC 2 AUTRES A NOYON
On n'est pas d'accord sur le lieu où ont souffert ces Martyrs : Noyon, sur le lac de Genève ou
en Bulgarie. Il est impossible de trancher la question; on sait uniquement que ce fut sous le
règne de Dioclétien.
SAINT MARTYR SOLOCANE ET SES COMPAGNONS A CHALCÉDOINE (+ 4°.S.)
Soldats sous l'empereur Maximien, ils étaient originaires d'Egypte.
SAINT MOINE MARTYR ADRIAN D'ONDRUSOV (VALAAM) (+1549)
17 mai (translation) – 26 août
The Monk Adrian of Ondrusovsk (in the world the nobleman Andrei Zavalushin), was the
owner of a rich estate (Andreevschina), 9 versts from the monastery of the Monk Alexander
of Svirsk (+ 30 August 1533). He accidentally encountered the Monk Alexander of Svirsk at
the time of a stag hunt in 1493, and after this he went often to him for guidance, and supplied
bread for the ascetics. Forsaking his estate, he took monastic tonsure at the Valaamo
monastery with the name Adrian. Several years later, with the blessing of the Monk
Alexander of Svirsk, the Monk Adrian settled in a solitary place on the peninsula of Lake
Ladoga. There he built a church in honour of Saint Nicholas the Wonderworker. Opposite the
settlement of monks in the deep forest was an island, Sala (the Thicket), on which hid out a
gang of robbers, under the leadership of Ondrusa as their ataman. Encountering the monks,
the ataman demanded that they get off his land. Saint Adrian, knowing that he did not have
money to offer to buy the place, promised the ataman to intercede for him before God. The
robber laughed at the monk, but that one entreated him so long and so humbly, that the
ataman softened and said: "Live."
10
This ataman was soon taken captive by another gang, hidden not far from the stoney Cape of
Storozhev. The hapless fellow knew, that after suffering torture death awaited him, and he
bitterly repented of his former life. Suddenly he saw before him the Monk Adrian, who said:
"Through the mercy of the Lord, for Whom wast besought of thee mercy for the wilderness
brethren, thou art freed" – and he vanished. The ataman saw himself without fetters at the
shore and with no one around. Astonished, he rushed to the monastery of Saint Adrian and
found all the ascetics at psalms. And it seemed that the monk had not left the monastery. The
robber fell at the knees of the Saint and besought to be accepted amidst the brethren. He
finished his life in repentance at the monastery. The robber of another gang likewise repented.
Through the prayers of Saint Adrian he took monastic tonsure with the name Kiprian. And
afterwards at the place of a tributary he built a monastery and was glorified by Miracles.
The monastery of the Monk Adrian received an endowment from tsar Ivan the Terrible (1533-
1584). In August 1549 the Monk Adrian was god-father for Anna, daughter of tsar Ivan the
Terrible. When the Saint was returning from Moscow to the monastery, robbers killed him
near the village of Obzha, hoping to find money. The brethren waited for a long time for their
head, and 2 years afterwards he appeared in a vision by night to a few elders and told them
about his end. On another day, 17 May, the brethren found his undecayed body in a swamp
and committed it to burial in the wall of his church in honour of Saint Nicholas. The memory
of the Monk Adrian, having received the Martyr's crown, has come to be celebrated twice: on
the day of the finding and transfer of his relics – 17 May, and on the day of repose and namein-
common (tezoimenitstvo) with the Martyr Adrian.
SAINT MARTYR TORPÈS (OU TROPEZ) (+1°.S.)
Saint Tropez était aristocrate et Romain. Il faisait partie des officiers de la maison de Néron. Il
dut être converti de bonne heure puisque Saint Paul parle de lui dans la lettre qu'il écrivit de
Rome aux Philippiens. Or Néron fit élever un temple et une statue à Diane dans la ville de
Pise; il alla en personne assister à la dédicace de ce temple et ordonna à tous ses serviteurs
d'adorer la "déesse." Tropez s'y refusa et prit même la liberté de démontrer à l'empereur
l'inanité du culte des idoles. Le courageux Chrétien n'ignorait pas comment un Néron traitait
ceux qui lui déplaisaient et il résolut donc de s'y préparer et alla demander le Baptême à un
Saint Prêtre nommé Antoine caché dans une grotte des environs de Pise. C'est là qu'un Ange
lui apparut et fortifia son âme. De retour à Pise, Néron le somma d'obéir mais l'énergique
Chrétien resta inébranlable et il fut remis entre les mains de Sattelicus, un de ses proches qui
avait reçu la mission de le faire mourir.
Sattelicus le jeta en prison sans nourriture durant deux jours. Ensuite, il le fit attacher à une
colonne où les exécuteurs le flagellèrent si inhumainement que bientôt tout son corps ne fut
plus qu'une plaie sanglante. Mais pendant l'exécution, la colonne chancela et écrasa le juge et
cinquante des assesseurs ou spectateurs. Sylvin, le fils de Sattelicus, condamna ensuite le
Martyr à la roue puis au supplice des bêtes : le lion auquel on l'exposa vint mourir à ses pieds
et le léopard qu'on lâcha sur lui vint le caresser. A ce spectacle, Evellius, un des conseillers de
l'empereur, se convertit et eut la Grâce de couronner sa vie par le martyre, à Rome.
Sylvin, transporté de colère, fit conduire Tropez hors des portes de Pise où on lui trancha la
tête. C'était le 3 des calendes de mai mais on célèbre sa fête aujourd'hui à cause de la
merveilleuse Translation de son corps : ce dépôt sacré fut jeté dans une barque avariée sans
voiles et sans rameurs et au lieu de sombrer dans les flots, il arriva sur les côtes de Fréjus et
s'échoua dans le Golfe de Grimaud. Il fut recueilli par les Chrétiens de la contrée. Lorsque
l'ère des persécutions païennes fut passée, on éleva une église à l'endroit où étaient les Saintes
11
Reliques de Saint Tropez. Le golfe où avait abordé la barque prit le nom du Saint et il en fut
de même de la ville et du prieuré qu'on bâtit plus tard au même lieu.
Les papistes ont vainement recherché à deux reprises les Précieux Restes de Saint Tropez au
dix-septième.
SAINTS MARTYRS ADRION, VICTOR ET BASILLA A ALEXANDRIE
SAINT ÉVÊQUE BRUNON DE WURTZBOURG, CONFESSEUR. (+1045)
SAINT MARTYR CÉLESTIN A TOURNAI
TROIS SAINTES COMPAGNES DE SAINTE URSULE A SAINT-AMAND, EN
FLANDRE
SAINT JEAN TAULER (TAULÈRE) A STRASBOURG
SAINT EVEQUE POSSIDIUS DE CALAME, EN NUMIDIE, BIOGRAPHE DE SAINT
AUGUSTIN (+ 5°. S.)
SAINT PRETRE ALPINIEN, DISCIPLE DE SAINT MARTIAL (+1°.S.)
13 – 17 mai
SAINTE ROLENDE DE GERPINNES, VIERGE ROYALE (+ 774)
Née au milieu du huitième siècle dans la chaleureuse Lombardie, Rolende suivit dans son
chemin de vaincu son père le Roi Didier des Toscans et Lombards. Exilés par Charlemagne
dans les Flandres, sa famille vécut à l'Abbaye de Corbie. Apprenant de ces événements à
12
mépriser les dignités humaines et à préférer le Christ par dessus-tout, Rolende s'échappa pour
fuir un mariage arrangé à un prince terrestre et rejoindre les filles d'Ursule à Cologne, épouses
du Roi des rois. D'épuisement, elle s'effondre à Villers-Poterie et le Christ reçoit sa jeune
épouse bien-aimée. Mais à peine son âme était-elle partie que son corps déjà guérissait un
aveugle et toute l'Entre-Sambre-et-Meuse depuis mille deux cents ans de chanter : c'est une
Grande Sainte que le Ciel nous a donné!
ou
De noble extraction, éminent par sa haute fortune et illustre héritier de la dignité princière,
Didier commandait aux peuples de la Gaule. Le chevalier brillait déjà dès son jeune âge par
l'ascendant de son autorité. Il s'unit à une épouse très vertueuse, digne de son rang et issue
d'une antique famille royale et Dieu leur donna une fille unique nommée Rolende. L'heureux
père sourit à sa naissance : il avait en perspective l'apanage qui revient au premier-né. Il se dit
que Rolende est destinée à régner un jour sur les Gaules et il la fait élever et éduquer
royalement.
Adulte, la Princesse projeta un vif éclat dans toute la province; la Foi brûlait dans son coeur.
Elle surpassait par la noblesse de sa naissance toutes les autres Vierges mais elle les éclipsait
bien davantage par l'éclat de ses vertus et la pureté de ses moeurs. Son nom parvint jusqu'à
l'oreille des Princes latins et même des Rois les plus illustres des confins du pays. Aussi le fils
du Roi d'Ecosse, guerrier de valeur et de renom, s'enflamma pour elle. Accoutumé de
conduire dans les camps gaulois une troupe formant la fleur de l'armée, le désir de jouir d'une
entrevue avec la Princesse l'amena quelque fois à la cour de son père. Auprès de ce Prince, les
lois de l'hospitalité et les égards qui étaient dus à sa naissance lui valurent un bon accueil mais
auprès de la Pieuse Vierge qui se consacrait chaque jour à servir Dieu, il n'eut aucune faveur.
Le noble prétendant n'en fut que plus épris; aussi, sans plus tarder, demanda-t-il Rolende en
mariage. Didier prit aussitôt conseil sur cette proposition avec sa cour et elle-ci y applaudit.
Le père accepta donc un gendre d'une si haute lignée et se reposant sur l'assentiment de ses
chevaliers, il agréa la demande du fiancé. La Vierge, au contraire, montra bien que c'était pour
Dieu qu'elle voulait couronner son oeuvre et exécuta son dessein de n'appartenir qu'à Lui.
Contente d'un simple vêtement et escortée d'une suite restreinte, une servante et deux valets,
Rolende entreprit, la nuit, un voyage inspiré d'En-Haut pour se soustraire à la corruption d'une
union charnelle.
C'est alors qu'elle commence à marcher d'un coeur joyeux dans la voie des Commandements
Divins. Elle rejette toutes les entraves du monde loin d'elle ainsi que les pompes et les plaisirs
du siècle; c'est aux choses Célestes qu'elle s'applique désormais et s'attache tout entière. Sa
première sollicitude est d'observer la Loi du Seigneur et de pénétrer bien avant dans la
Bienheureuse Connaissance de Dieu. Déjà Rolende avait appris qu'il existait à Cologne une
communauté "des onze mille Vierges" et le coeur embrasé d'un Saint Zèle de s'unir à ces filles
de Sainte-Ursule, elle céda au désir de quitter sa patrie et partit pour les contrées situées à
l'Est. Ce qu'elle avait à coeur, c'était de pouvoir avec ces Vierges, s'attacher comme une
Epouse à son Divin Epoux.
Tandis qu'elle traversait d'un pas ralenti les terres d'une villa pour suivre un sentier plus direct,
le soleil étant presque à son midi, force lui fut de s'arrêter. La distance parcourue et l'état
impraticable des chemins l'avaient épuisée. Aussi les douces remontrances des trois personnes
qui s'étaient vouées à partager toutes les privations qu'elle aurait à endurer, l'obligèrent à
13
prendre quelque repos dans la villa de Gerpinnes.
Toutefois, soupirant vers la ville de Cologne, elle ne voulut nullement séjourner à Gerpinnes,
craignant qu'on ne la découvrît et la retardât dans son voyage. Elle sortit donc au plus vite
mais bientôt harassée par une marche excessive et des fatigues inaccoutumées, les forces
l'abandonnèrent et malade, elle se traîna jusqu'à un érable; l'endroit en porte encore le nom.
Là, vaincue par l'épuisement, elle s'assit. Auprès d'elle se tenait toujours son modeste
entourage qui cherchait à lui procurer quelque soulagement et versait sur elle des larmes de
compassion.
On réfléchit à quelque hôtellerie où Rolende pourrait reprendre des forces et l'aimable Vierge
accéda volontiers à ce désir. Après avoir gagné un endroit fortifié appelé en langue romane
Viliers, on y demanda l'hospitalité pour la Princesse. Elle y fut bien accueillie par un métayer
et traitée avec le confort qu'on peut trouver à la campagne. Mais quand les premières lueurs
de l'aurore vinrent dissiper les ténèbres de la nuit, la courageuse Vierge voulut prendre congé
de son hôte. Elle aspirait après la ville fortifiée de Fosses, ne fût-ce que pour être plus
rapprochée des Vierges qu'elle cherchait et s'y reposer avec plus de sécurité mais elle ne put
partir. Affligée de ce retard, Rolende demeura huit jours en ce hameau qu'elle ne devait pas
dépasser. Enfin, la Royale Princesse qui avait laissé à des étrangers la propriété de tant de
biens et qui se contentait désormais d'une chambrette fut admise dans le sein de son Véritable
Epoux pour lequel elle avait conservé sans tache le lis de sa Virginité.
Le Véritable Epoux des âmes, source intarissable de pureté, rendit la vue à un aveugle pour
faire éclater la Sainteté de sa bien-aimée Rolende aux yeux de tous. Celui-ci s'était senti
poussé à venir auprès du corps de la Vierge Rolende et s'était agenouillé devant elle. Le
Miracle avait suivi et l'hospitalier campagnard qui avait accueilli Rolende sous son toit en
reconnut la réalité envoya l'aveugle guéri à l'église-mère [Gerpinnes] ainsi que beaucoup de
personnes qui étaient dans la jubilation et l'admiration face à ce Miracle. La dite église
rassembla ses enfants qui se distinguaient à cette époque par les armes et par une insigne
probité. La réalité du Miracle fut dûment constatée puis on se hâta d'aller pieds nus avec le
plus grand respect et versant des larmes de dévotion prendre le corps de la Très Pieuse Vierge.
Prêtres et soldats, tout ce que Gerpinnes comptait alors d'hommes distingués ou de notables,
le portèrent. Quand ces personnages de marque eurent ramené avec pompe la dépouille sacrée
de Rolende, ils la déposèrent dans l'église du côté droit où un mausolée lui fut érigé.
Ce tombeau devint si célèbre par les Miracles éclatants qui s'y opérèrent qu'y affluèrent une
foule innombrable, même de régions éloignées, avide d'obtenir soit la délivrance des
infirmités corporelles soit de l'aveuglement spirituel.
Du corps virginal de Rolende exudait en grande abondance de la myrrhe dont l'onction
guérissait les plaies. Or il arriva qu'un homme s'emporta avec quelque violence, mécontent de
voir cette grande affluence de gens car lui-même ne disposait que de peu de temps : il répandit
l'Huile Sainte par terre et jeta la fiole. Le châtiment atteignit le coupable et ses descendants :
des tumeurs apparurent dans ses mains et ses enfants les apportèrent en naissant. Quant au
corps de la Vierge, il cessa de suinter le baume suave et bienfait mais Notre Seigneur et Dieu
Jésus-Christ ne désira point que la Foi de Ses Fidèles restât sans récompense et il ne priva
point le tombeau de sa privilégiée de la gloire des Miracles.
Dans l'entretemps, la mère de Rolende avait ordonné des recherches dans toutes les directions.
Elle avait appris ce qui était advenu par notamment par la servante et l'un des valets de la
14
Princesse fugitive. Après le Départ de leur maîtresse, ceux-ci étaient retournés dans leur
patrie. Pour l'autre serviteur, il fit voeu de la servir là même le reste de ses jours, lui
demandant en retour la santé du corps et de l'âme. Après son endormissement, on l'ensevelit
honorablement dans la même église.
Quant à la mère de Rolende, la Sainteté de sa fille tempéra bien sa douleur mais l'amour
qu'elle lui portait lui fit entreprendre les préparatifs d'un voyage et elle vint elle aussi à son
tombeau. Comme il était récemment construit, elle le trouva dépourvu de tout ornement. Le
voyant exposé aux vents et aux rayons du soleil, à la merci de la pluie et de la grêle, elle
éprouva une grande tristesse, considérant qu'on n'avait pas plus d'égard à l'éclat et à la
renommée des Miracles opérés par sa fille qu'aux honneurs qui revenaient à sa condition
royale. Aussi ne laissa-t-elle à cette église qu'une partie de l'ample manteau de pourpre dans
lequel elle était drapée puis faisant un détour, elle traversa la ville fortifiée de Fosses où elle
distribua une partie de ses trésors à l'église de Saint-Feuillen.
A Gerpinnes, on accepta le vêtement en souvenir de la Reine et on en fit avec beaucoup d'art,
une chasuble où s'harmonisaient diverses couleurs. Les chevaliers et autres notables du lieu,
piqués des remontrances de cette noble Dame, eurent soin de faire construire une chapelle
annexée au côté droit de l'église en l'honneur de la Bienheureuse Vierge Rolende. C'est là
qu'en l'honneur de Dieu, de la Vierge Rolende et de Sainte Aldegonde, les papistes
"consacrèrent" un autel avec l'assentiment et le concours de l'évêque papiste Otbert de Liège
en 1103.
Longtemps après, cette région fut éprouvée par une grande stérilité. La terre ne rendait rien ou
très peu de choses en retour des labeurs qu'on dépensait. S'il arrivait qu'un champ vînt à
produire quelque récolte, de terribles orages ravageaient en peu de temps les espérances du
pauvre laboureur. Survint un plus grand fléau : une mortalité extraordinaire sévit dans
plusieurs provinces et un grand nombre de personnages princiers en furent victimes. Les
magistrats, frappés de terreur à cette calamité et voulant la détourner, mirent leur confiance en
la protection de la Bienheureuse Rolende. Ils se rassemblèrent unanimement autour de son
tombeau, toujours célèbre par les Miracles, convaincus qu'elle les délivrerait d'un tel fléau et
décidèrent que chaque année après des jeûnes et des larmes de pénitence, le très Saint Corps
de la Vierge serait porté en grande pompe dans une procession autour des limites de la
paroisse. Plus on mit de dévotion à accomplir cet acte de piété, plus le Ciel et Rolende
s'empressèrent de mettre fin à la calamité.
Tropaire de Sainte Rolende ton 1
Sainte Rolende, Belle Epouse du Christ,
Toi qui connus la dureté de cette vallée de larmes,
A genoux devant tes Précieux Restes,
Nous implorons ton intercession.
O Vierge de Gerpinnes soulage nos corps et guéris nos âmes,
Afin que nos vies soient agréables à Dieu
Kondakion de Sainte Rolende ton 4
Auprès de son tombeau,
Des prodiges nouveaux
Sans nombre et sans mesure,
Qui s'y font tous les jours
Par son puissant secours
15
Sont des preuves bien sûres
Que vivante dans le Ciel
Rolende agit d'auprès l'Époux Éternel.
SAINT EVEQUE CATHAN (OU CATAN, CADAN) DE BUTE (+6°-7°.S.)
Selon les Scottes, les Saintes Reliques du Saint Evêque Cathan reposent sur l'Île de Bute où il
aurait été Evêque. Il fut si célèbre que le pays était souvent appelé Kilcathan. Sa tombe est
aussi montrée à Tamlacht près de Londonderry. Il est possible qu'il existe deux Saints de ce
nom.
SAINT MAW
Né en Irlande, Maw dont le nom dans la langue des Cornouailles signifie "un garçon" aurait
quitté sa terre natale à la recherche de solitude en Cornouailles. Dans son ermitage en front de
mer près de Falmouth, il vécut une vie de prière et d'austères pénitences à Saint-Mawes. Une
église, un siège de pierre dans le cimetière et une source Sainte portent encore son nom. On a
écrit que Maw fut d'abord enseignant puis plus tard Evêque en Angleterre
Sts Apôtres Andronique et Junia- Sts Solochon, Pamphamer et Pamphylon- St Athanase le
Nouveau l'Evêque de Christianopolis- St Nicolas de Metsovo- Ste. Euphosyne de Moscou
dans le monde grande-princesse Eudoxie, veuve de St Démètre Donskoï, régente de la
principauté de Moscou à la mort de son époux et ascète (1407). St Adrien (transfert des
Reliques) Higoumène du Monastère d'Ondroussov- Pères Nectaire et Théophane, frères selon
la chair et fondateurs du monastère de Barlaam aux Météores (1550 et 1544). -St Tropez ,
officier romain, Martyr à Pise sous Néron (67)- Ste Restitute, vierge, martyre en Afrique sous
Valérien (vers 255). -Sts Solochion l'Egyptien, Pamphaner et Pamphylon, soldats romains,
Martyrs à Chalcédoine sous Maximien (entre 286 et 305). -St Possidius l'Evêque de Calames
en Afrique qui confessa la foi orthodoxe face au pélagianisme, au donatisme et à l'arianisme
(vers 445). -St Eber fondateur des paroisses de Pleyber-Christ et de Lannebert en Bretagne
(VIème siècle). -St Tudon, père de Sts Gouesnou et Majan, ermite à Lannilis en Bretagne
(VIème siècle). -Ste Frameuze ou Framechilde, épouse de Baufroy ou Baudefroy, comte du
palais de Dagobert II, mère de Ste Austreberte, fondatrice d'église à Marconne en Artois (vers
685). On l'invoque contre les maux de tête. -St Rasso (ratho), noble germain qui combattit les
Hongrois, se fit pèlerin à Rome et en Palestine puis moine en Bavière (953). -Translation des
Reliques de St Adrien d'Ondroussov .-St Nicolas de Métsovo en Epire, boulAnger de
profession, Martyr parla main des Musulmans (1617). -St Athanase le Nouveau, originaire de
Corfou évêque de Christianopolis thaumaturge (1735). -St Jonas Atamansk, prêtre à Odessa
(Ukraine 1924).
Lecture de l’Epître
Pas de lecture ce jour
Lecture de l’Evangile
Pas de lecture ce jour
REFLEXION - Suite à un terrible tremblement de terre à Antioche, Saint Jean Chrysostome
parlait au peuple : "Ils sont grands les fruits d'un tremblement de terre. Voyez le Seigneur
Philanthrope Qui secoue la ville et renforce l'âme, qui fait trembler les fondations et renforce
les pensées, qui montre la faiblesse de la ville et rend la volonté populaire puissante! Tournez
votre attention vers Son Amour pour l'humanité : il fait vaciller un temps et renforce pour
toujours; un tremblement de terre durant deux jours mais la dévotion qui pourrait rester pour
16
toujours; vous avez été très peinés durant un court moment mais renforcés pour toujours. Une
mère qui veut sevrer son enfant de son habitude de souvent pleurer lui donne une bonne
fessée, non pour lui faire mal mais pour l'effrayer. De la même manière, le Seigneur de tout
Qui tient l'Univers dans Sa Main le secoue non pas pour le détruire mais plutôt pour ramener
au Salut ces hommes qui vivent sans Foi ni loi." Voyez donc comment les Saints Pères, piliers
de l'Eglise Universelle, savaient comment expliquer l'Amour de Dieu pour l'homme, les
tribulations comme les bonnes oeuvres et l'infortune comme la chance. Alors donc nous autres
qui sommes lents à rendre Grâces Dieu, soyons honteux lorsqu'Il donne, nous qui sommes
rapides à murmurer contre Lui lorsqu'Il reprend.
CONTEMPLATION - Pour contempler l'Action de Dieu le Saint-Esprit sur les Saints
Martyrs de la Foi :
1. Comment le Saint Esprit leur donne la sagesse pour s'exprimer devant les juges;
2. Comment le Saint Esprit leur donne le courage pour mourir sur l'échafaud.
HOMELIE - A propos de l'Esprit Saint Consolateur.
"Mais le Paraclet l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et
vous rappellera tout ce que je vous ai dit." (Saint Jean 14,26)
Quelle est la signification concrète que ces mots ont si ce n'est pas la nécessité pour nous de
prier quotidiennement afin que le Saint Esprit nous soit envoyé de même que nous prions pour
notre pain quotidien? Dieu veut nous envoyer l'Esprit Saint chaque jour mais Il attend que
nous priions chaque jour pour le Saint Esprit. Car face au pain qui est parfois abondant parfois
manquant, il en est de même pour le Saint Esprit. Le Saint Esprit vient en nous et nous quitte
en fonction de notre zèle et de notre paresse dans la prière, en fonction de nos bonnes oeuvres
et de notre patience. C'est la raison pour laquelle l'Eglise a décidé que les Offices du matin
devaient commencer par une invocation au Saint Esprit : "Ô Roi Céleste, Consolateur, Esprit
de Vérité, viens!" et après cela vient la prière : "donne-nous notre pain quotidien!" Pourquoi?
Parce que sans le Saint Esprit, nous ne savons pas même utiliser le pain comme il le faut en
vue de Notre Salut.
"Il vous enseignera toutes choses." C'est-à-dire : chaque jour et chaque nuit, selon les
conditions et circonstances dans lesquelles vous vous trouverez, Il vous guidera, vous
conseillera, vous enseignera que penser que dire et que faire. Pour cette raison, implorez de
Dieu seulement le Saint Esprit et tout le restant, Il l'amènera Lui-même avec Lui, tout ce dont
vous avez besoin au moment approprié. Lorsque le Saint Esprit descendra sur vous, vous
saurez tout, comprendrez tout et vous serez capable de tout ce qui est nécessaire.
"Et vous rappellera tout ce que Je vous ai dit." C'est-à-dire : ne craignez pas d'oublier Mes
Enseignements et Mes Paroles. Le Saint Esprit sait aussi tout ce que Je sais, de sorte que
lorsqu'Il sera présent en vous, tous Mes Enseignements seront présents en vous avec Lui.
Ô Seigneur, Saint Esprit, daigne descendre sur nous, non d'après nos mérites mais ceux du
Seigneur Jésus-Christ et d'après Ton Infinie Bonté.
A Toi soient la Gloire et la reconnaissance, à jamais. Amin.
Saint Nicolas Velimirovitch l'Evêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des
persécutions communistes, auteur du Synaxaire "Prologue d'Ochrid
Inscription à :
Articles (Atom)





