dimanche 6 mai 2012
Vie de Saint Nathanaël, Apôtre des Soixante-dix, et autres Vies de Saints.
22 avril – 5 mai 2012
Cycle mobile (Pascalion): Samedi de la Troisième Semaine
Lecture de l’Epître
Actes IX : 19-31
9.19 et, après qu'il eut pris de la nourriture, les forces lui revinrent. Saul resta quelques jours
avec les disciples qui étaient à Damas. 9.20 Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus
est le Fils de Dieu. 9.21 Tous ceux qui l'entendaient étaient dans l'étonnement, et disaient: N'estce
pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et n'est-il pas venu ici
pour les emmener liés devant les principaux sacrificateurs? 9.22 Cependant Saul se fortifiait de
plus en plus, et il confondait les Juifs qui habitaient Damas, démontrant que Jésus est le
Christ.
9.23 Au bout d'un certain temps, les Juifs se concertèrent pour le tuer, 9.24 et leur complot
parvint à la connaissance de Saul. On gardait les portes jour et nuit, afin de lui ôter la vie. 9.25
Mais, pendant une nuit, les disciples le prirent, et le descendirent par la muraille, dans une
corbeille. 9.26 Lorsqu'il se rendit à Jérusalem, Saul tâcha de se joindre à eux; mais tous le
craignaient, ne croyant pas qu'il fût un disciple. 9.27 Alors Barnabas, l'ayant pris avec lui, le
conduisit vers les apôtres, et leur raconta comment sur le chemin Saul avait vu le Seigneur,
qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Jésus. 9.28 Il
allait et venait avec eux dans Jérusalem, et s'exprimait en toute assurance au nom du Seigneur.
9.29 Il parlait aussi et disputait avec les Hellénistes; mais ceux-ci cherchaient à lui ôter la vie.
9.30 Les frères, l'ayant su, l'emmenèrent à Césarée, et le firent partir pour Tarse. 9.31 L'Église
était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s'édifiant et marchant dans la crainte
du Seigneur, et elle s'accroissait par l'assistance du Saint Esprit.
Lecture de l’Evangile
Jean XV : 17-XVI : 2
15.17 Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
15.18 Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous. 15.19 Si vous étiez du monde, le
monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai
choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. 15.20 Souvenez-vous de la
parole que je vous ai dite: Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont
persécuté, ils vous persécuteront aussi; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.
15.21 Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas
celui qui m'a envoyé. 15.22 Si je n'étais pas venu et que je ne leur eusses point parlé, ils
n'auraient pas de péché; mais maintenant ils n'ont aucune excuse de leur péché. 15.23 Celui qui
me hait, hait aussi mon Père. 15.24 Si je n'avais pas fait parmi eux des oeuvres que nul autre n'a
faites, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon
Père. 15.25 Mais cela est arrivé afin que s'accomplît la parole qui est écrite dans leur loi: Ils
m'ont haï sans cause.
15.26 Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de
vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi; 15.27 et vous aussi, vous rendrez
témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement.
16.1 Je vous ai dit ces choses, afin qu'elles ne soient pas pour vous une occasion de chute. 16.2 Ils
vous excluront des synagogues; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir croira
rendre un culte à Dieu.
Cycle fixe : Commémorations
2
SAINT ERMITE FRODULPHE (OU FROU), CONFESSEUR (+ VERS 700)
Solitaire à Barjon près Grancey, il se lia d'amitié avec Saint Merry quand celui-ci quitta Saint-
Martin d'Autun pour aller vivre en Ermite près Paris. On ignore combien de temps Frou
survécut à Merry (+ vers 700). Ses Saintes Reliques sont à Paris dans l'Eglise de Saint-Merry
où l'on en fait mémoire le 22 avril, anniversaire de sa Naissance Céleste. Cependant le
nouveau propre de Dijon a sa fête le 16 septembre.
SAINTE SÉNORINE DE BASTO, VIERGE (+ 982)
Sénorine, née à Braga au Portugal, était parente de Saint Rudesinde. Elle fut élevée par sa
tante l'Abbesse Gudina (ou Gortina) de Vieyra, se fit Moniale et lui succéda comme Abbesse.
Elle transféra le Monastère à Basto et s’y endormit le 22 avril 982, jour où elle y est honorée.
SAINT APÔTRE NATHANAËL (+1°.S.)
Nous ne savons pas qui était Nathanaël en dehors de ce que nous en dit l'évangile selon Saint
Jean. Il apparaît deux fois dans cet évangile (Jn 1, 45-51 et Jean 21, 2). Étymologiquement
son nom signifie "Dieu a donné." Depuis le neuvième siècle, on l'identifie parfois à
Barthélemy, l'un des Douze mais cela semble être une erreur.
Dans son Evangile, Jean dit de Nathanaël :
- Qu'il était originaire de Cana en Galilée (Jn 21,2)
- Qu'il était un "véritable Israélite" (Jn 1,47), ce qui signifie moins qu'il était de la
descendance d'Abraham par le sang qu'en raison de sa fidélité à la Loi de Moïse.
- Qu'il étudiait les Écritures (Jn 1,48) car l'expression "être sous le figuier" est une expression
rabbinique qui réfère à l'arbre dont il était question dans le second récit de création (Gn 2,4-
4,2) à savoir l'arbre de la connaissance du Bien et du mal. Cette expression signifie donc que
Nathanaël consacrait sa vie l'étude des Écritures.
Nathanaël apprend de la bouche de Philippe que Jésus-Christ est le Messie (Jn 1,45) mais il en
fait aussi l'expérience puisque son coeur est pénétré par le Regard de Jésus-Christ : "Je t'ai vu"
lui dit-il (Jn 1,48). Fort de cette expérience, il reconnaît que Jésus-Christ est effectivement le
Messie (Jn 1,49), même s'il n'était pas écrit qu'il viendrait de Nazareth (Jn 1,46).
ou
Nathanaël était un Disciple de Notre Seigneur qui Lui avait été présenté par le Saint Apôtre
Philippe; il n'apparaît que dans l'Evangile de Saint Jean (Jn 1:43-51). Il était de Cana en
Galilée (Jn 21:2). Comme le nom de Barthélemy suivait celui de Philippe dans la liste des
Douze Saints Apôtres, Nathanaël lui fut assimilé. Cependant pas plus Augustin d'Hippone
3
(Homélie 7:17) qu'Epiphane de Salamine ne les confondaient. En effet il écrivait dans son
Panarion que Nathanaël était ce compagnon marchant sur la route avec Cléopas le soir de la
Résurrection (Notification sur Luc 24:18 en marge du codex V du neuvième siècle). Or
Nathanaël ne pouvait être l'un des Saints Apôtres puisqu'en rentrant à Jérusalem les deux
compagnons trouvèrent assemblés les Onze. Il est le seul disciple en Jean dont Jésus-Christ ait
fait l’éloge : "Voici en vérité un Israélite dans lequel il n'y a pas de fraude." Israël était le nom
donné par l'Ange à Jacob. Et Nathanaël de reconnaître en Jésus-Christ le Fils de Dieu et le Roi
d'Israël. Avant tous les autres, avant Pierre, il confessait ainsi la Messianité de Jésus-Christ
Qui évoqua alors devant lui le songe que le Patriarche avait fait à Béthel : "Et vous verrez les
Anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme." La promesse faite à Jacob
était renouvelée devant Nathanaël qui devenait en quelque sorte un nouveau Jacob.
SAINTS MARTYRS EPIPODE ET ALEXANDRE DE LYON (+177)
22 avril (Epipode) – 24 avril (Alexandre)
Sous la persécution de Marc-Aurèle (177) quand les païens crurent avoir fait disparaître de
Lyon tous les Chrétiens en vue après le martyre de Saint Pothin et de ses compagnons,
Alexandre et Epipode qui étaient liés depuis leur enfance d'une étroite amitié spirituelle,
s'étaient enfuis de la ville et avaient trouvé refuge dans un faubourg chez une veuve
chrétienne. Mais ils furent finalement découverts et jetés en prison avant d'être emmenés au
tribunal. Quand ils se déclarèrent Chrétiens, la foule poussa de grands cris et constatant que
tant de sang répandu n'avait pas réussi à éliminer les Disciples du Christ, le magistrat saisi
d'une violente colère ordonna de les séparer et de soumettre Epipode à la torture.
Aux paroles doucereuses du juge qui tentait de vaincre sa résolution, Epipode répliqua : "La
vie que tu me proposes est pour moi une éternelle mort et la mort dont tu me menaces est un
passage à une vie qui ne finira jamais! Lorsque nous périssons par vos ordres, vos tourments
nous font passer du temps à l'Eternité, des misères d'une vie mortelle au bonheur d'une vie qui
n'est plus sujette à la mort." Le peuple avide de sang se souleva soudain et réclama qu'on lui
livrât ce Chrétien. Par crainte d'une sédition, le juge fit alors décapiter sans retard Saint
Epipode.
Le lendemain, il fit comparaître Alexandre et essaya de l'effrayer en lui rappelant les
supplices endurés par les Martyrs. Alexandre répondit : "Tu crois m'épouvanter par le
souvenir des tourments que tant de Martyrs ont endurés? Sache bien que tu enflammes ainsi
mon ardeur de les suivre. Le nom de Chrétien que tu prétends éteindre en devient par là-même
plus éclatant !" Le juge le condamna à être crucifié.
De Pieux Chrétiens vinrent ensuite dérober les corps des deux Martyrs et les cachèrent dans
une grotte aux environs de Lyon qui devint célèbre par les Miracles qui s'y accomplissaient.
ou
Alexandre est inscrit au 24 avril dans le martyrologe romain : nous le joignons ici à Épipode.
1. PASSION.
Après l'horrible carnage des Chrétiens dont le sang remplit la ville de Lyon sous Lucius Verus
et Marc Aurèle, les païens crurent avoir entièrement éteint le Nom et la Foi de Jésus-Christ.
Ce fut alors qu'Épipode et Alexandre qui en faisaient une profession secrète furent dénoncés
au gouverneur par leurs propres domestiques. Ce magistrat, irrité de ce que ces deux
4
Chrétiens avaient échappé à ses recherches, donna des ordres très précis de les arrêter,
s'imaginant pouvoir achever d'abolir en leur personne une religion qui lui était odieuse.
Il faut dire d'abord un mot de ces deux Athlètes du Christ. Alexandre était Grec, Épipode était
natif de Lyon; tous deux s'étaient unis dès leur plus tendre enfance, ayant fait les mêmes
études et les mêmes exercices. Par la suite, ils s'unirent plus étroitement encore par les liens
d'une véritable charité. Leur union devint si étroite et leurs sentiments se trouvèrent si
conformes qu'ils s'excitèrent l'un l'autre par de continuelles exhortations à atteindre une plus
haute perfection. Ils s'exercèrent avec un soin tout particulier à la tempérance, à la pauvreté, à
la chasteté, aux oeuvres de miséricorde et généralement aux vertus les plus excellentes du
Christianisme. Par une heureuse anticipation, ils eurent tout le mérite du martyre avant d'en
endurer la peine. Dans la fleur de la jeunesse, ils ne voulurent pas contracter mariage pour
pouvoir servir Dieu avec plus de liberté.
Quand s'alluma le feu de la persécution, ils songèrent à suivre le conseil de l'Évangile,
sortirent secrètement de Lyon, se retirèrent dans le faubourg de Pierre-Encise où une veuve
chrétienne leur offrit sa maison. Là, ils vécurent quelque temps en inconnus grâce à la fidélité
que garda leur hôtesse de ne les point découvrir et au peu d'apparence qu'avait leur asile. Ils
furent enfin découverts par un officier du gouverneur; ils furent arrêtés au passage étroit d'une
petite chambre. Épipode, en voulant s'échapper, perdit un de ses souliers que la veuve
chrétienne retrouva et conserva comme un riche trésor.
Ils furent d'abord mis en prison avant même d'avoir été interrogés : le seul nom de Chrétien
portait avec soi la conviction manifeste des plus grands crimes. Trois jours après, on les
amena les mains attachées derrière le dos devant le tribunal du gouverneur. Celui-ci
commença par demander leur nom et leur profession : au seul mot de Chrétien la multitude
qui remplissait l'audience jeta un cri d'indignation. Le magistrat, transporté de fureur, s'écria :
"Quoi! Deux jeunes téméraires osent ainsi braver les immortels! A quoi donc ont servi tant de
supplices? C'est donc en vain qu'on a dressé des Croix, mis en usage le fer et le feu, excité les
bêtes contre les corps de ces impies. Et le Nom du Christ retentit encore à nos oreilles, des
bouches sacrilèges font entendre ce nom odieux à la vue des autels! N'attendez pas que cette
audace criminelle demeure impunie. Mais de crainte qu'ils ne s'encouragent l'un l'autre et
qu'ils ne s'animent à souffrir par des paroles ou par des signes comme ils ont coutume de le
faire qu'on les sépare; qu'on écarte d'abord Alexandre qui paraît le plus vigoureux et qu'on
applique Épipode à la torture!"
Le gouverneur crut pouvoir tirer quelque avantage de la condition de ce jeune homme livré à
sa propre faiblesse; il commença par employer la douce persuasion : "C'est dommage, lui ditil
qu'un jeune homme si aimable périsse pour la défense d'une mauvaise cause; je sais que tu
as de la piété mais nous crois-tu des impies? N'avons-nous pas une religion et des "dieux" et
la piété est-elle bannie de nos temples?... Mais nos "dieux" aiment la joie; c'est au milieu de
banquets somptueux qu'on leur adresse des prières; les plus doux passe-temps de la vie font la
plus grande partie de leur culte. Vous autres, vous suivez une religion sombre et chagrine;
vous adorez un homme qui fut cloué à une Croix qui ne peut souffrir qu'on jouisse de tous les
plaisirs et qui condamne la joie et se plaît à avoir des adorateurs exténués par les jeûnes...
Après tout que peut-on attendre d'un Dieu Qui n'a pu garantir sa propre vie de l'attentat formé
contre elle par les derniers des hommes?"
La Grâce de Jésus-Christ, Mon Maître, répondit Êpipode, ne me laissera jamais surprendre à
la douceur empoisonnée de tes paroles. Tu feins d'être sensible aux maux auxquels je me
5
prépare mais sache-le bien, je ne regarde cette fausse compassion que comme une véritable
cruauté. La vie que tu me proposes est pour moi une éternelle mort; la mort dont tu me
menaces est un passage à une vie qui ne finira jamais. Ce Dieu Que nous adorons, ce Jésus-
Christ Dont tu rappelles le supplice sur la Croix, sais-tu qu'Il est ressuscité, qu'Il S'est élevé
dans le Ciel par Sa Propre Vertu, qu'Il prépare à Ses Serviteurs des trônes tout brillants de
Gloire? Mais ces vérités sont trop relevées pour toi. Ne nous vante pas tant la piété des païens
envers leurs "dieux;" le premier et le plus grand de vos "dieux," c'est votre ventre; vous lui
sacrifiez la plus noble partie de vous-mêmes; après avoir vécu comme les bêtes, vous
n'attendez qu'une fin pareille à la leur. Mais lorsque nous périssons par vos ordres, vos
tourments nous font passer du temps à l'Eternité, des misères d'une vie mortelle au bonheur
d'une vie qui n'est plus sujette à la mort."
Irrité de cette noble réponse, le gouverneur fit frapper à coups de poing la bouche qui l'avait
prononcée. Malgré le sang qui sortait de sa bouche avec une partie de ses dents, Épipode
proféra ces paroles : "Je confesse que Jésus-Christ est un Seul Dieu avec le Père et le Saint-
Esprit. Il est juste que je lui rende une âme qui est sortie de ses mains et qui fut rachetée de
son sang. Ainsi la vie ne m'est pas ôtée, elle n'est que changée en une plus heureuse; il
m'importe peu de quelle manière ce corps cesse de vivre pourvu que l'esprit qui l'anime
retourne à celui qui lui a donné l'être."
A peine Épipode eut-il prononcé ces derniers mots que le juge le fit élever sur le chevalet; des
bourreaux placés à droite et à gauche du supplicié lui déchirèrent les côtes avec des ongles de
fer. Tout à coup, on entendit un bruit effroyable; le peuple demandait qu'on lui abandonnât le
Martyr; la cruauté du gouverneur était trop lente à son gré. Le juge craignit une sédition; il fit
enlever le Martyr et sans donner aux mutins le temps de poursuivre leur attentat, il ordonna de
décapiter la victime : ce qui fut promptement exécuté. Ainsi, par une disposition favorable de
la Providence, l'emportement des ennemis d'Épipode ne fit que précipiter la fin de son
martyre; le Christ Se hâta Lui-même de couronner Son Serviteur.
Cependant, le gouverneur brûlait d'impatience de tremper ses mains dans le sang d'Alexandre.
Il l'avait laissé un jour en prison. Le lendemain, il se le fit amener pour rassasier par son
supplice sa propre fureur et celle de tout le peuple. Toutefois, il fit un effort sur lui-même,
retint les mouvements impétueux de son courroux, essaya de procéder avec douceur et dit à
Alexandre : "Tu es encore maître de ta destinée, profite du délai que l'on te donne et de
l'exemple de ceux qu'un fol entêtement a fait périr. Grâce aux "dieux immortels," nous avons
fait une si bonne guerre aux sectateurs du Christ que tu es presque le seul survivant de ces
misérables; apprends enfin que le compagnon de ton impiété a cessé de vivre. Aie pitié de toimême
et viens remercier les "dieux" d'une vie qu'ils daignent te conserver."
"C'est à Mon Dieu Que je dois toute ma reconnaissance, répondit Alexandre. Tu crois
m'épouvanter par le souvenir des tourments que tant de Martyrs ont endurés; sache bien que
tu enflammes par là mon ardeur de les suivre. Penses-tu avoir fait périr ces âmes
bienheureuses chassées de leurs corps à force de supplices? Désabuse-toi, elles sont dans le
Ciel où elles règnent. Ce sont les persécuteurs qui ont péri en cette rencontre. Le Nom
Chrétien que tu prétends pouvoir éteindre, n'en est que plus éclatant. Apprends donc que les
âmes auxquelles tu crois donner la mort, prennent leur essor vers le Ciel où un royaume les
attend alors que tu descendras dans l'enfer avec tes "dieux." En faisant mourir mon bien-aimé
frère, tu as assuré son bonheur; je meurs d'impatience de le partager avec lui. Qu'attends-tu
donc? Je suis Chrétien; je l'ai toujours été; je ne cesserai jamais de l'être. Tu peux tourmenter
ce corps formé de terre et sujet aux puissances de la terre mais mon âme d'une Nature toute
6
Céleste, ne reconnaît point ton pouvoir. Celui Qui l'a créée saura bien la garantir de ta
cruauté."
Dans l'âme du gouverneur s'accrurent à ce discours et la honte et la colère. Il fit étendre
Alexandre, les jambes écartées et trois bourreaux le frappèrent sans relâche. Ce tourment ne
diminua en rien la Sainte Résolution du Généreux Athlète; il s'adressait uniquement à Dieu
pour implorer Son Secours. Les bourreaux commençaient à se lasser; le gouverneur demanda
à la victime : "Persistes-tu toujours dans ta première confession?"
"Oui," répondit Alexandre, d'un ton d'autorité; "car tes "dieux" ne sont que de mauvais
démons; le Dieu Que j'adore, le seul Tout Puissant et Eternel, me donnera la force de Le
confesser jusqu'au dernier soupir; Il sera le Conservateur et le Gardien de ma Foi."
Désespérant de le vaincre, le gouverneur le condamna à être crucifié. Les bourreaux lièrent
Alexandre à l'instrument de son supplice et un instant après, il expira en invoquant le Saint
Nom de Jésus-Christ.
Le même tombeau réunit les deux amis que la mort avait pu séparer l'espace d'un ou deux
jours. Après avoir enlevé secrètement leurs corps, les Chrétiens allèrent cacher leur Pieux
larcin dans une espèce de grotte sur le penchant d'une des collines de la ville. Ce lieu devint
célèbre par les Miracles qui s'y opérèrent et attirèrent la dévotion du peuple. Voici ce qui
commença à le mettre en réputation : une maladie contagieuse ravageant la ville de Lyon, un
jeune aristocrate consumé par les ardeurs de la fièvre, fut averti en songe de demander un
remède à une certaine femme qui lui fut nommée. C'était Lucie, la veuve chrétienne qui avait
abrité les deux amis et qui gardait le soulier d'Épipode. Étonnée de la prière qu'on lui adressait
de la part du jeune homme, elle déclara qu'en récompense de l'hospitalité exercée envers ses
serviteurs, Dieu avait déjà guéri plusieurs maladies par le moyen du soulier d'Épipode; elle
consentit à bénir un verre d'eau que l'on présenta au malade. Celui-ci prit le verre d'eau et
aussitôt le feu de la fièvre s'éteignit en lui. Le bruit de cette merveille se répandit par toute la
ville; la Foi chrétienne s'en trouva exaltée; on courut en foule au tombeau des deux Martyrs et
les Miracles se multiplièrent.
Lucie ne nous est connue que par le fait signalé dans les Actes des Saints Épipode et
Alexandre; peut-être était-elle l'une des Diaconesses instituées par le Bienheureux Pothin. On
ignore si elle rendit son âme au Seigneur Martyre ou si elle s'endormit paisiblement du Repos
des Justes. Son corps, vraisemblablement enseveli au faubourg de Pierre-Encise, fut lui-même
l'instrument d'éclatants prodiges. Un auteur en a conclu qu'il pouvait lui donner le nom de
Sainte. Cependant, l'Eglise de Lyon n'a jamais rendu de culte public à cette Pieuse Veuve et
son nom ne paraît nulle part dans la liturgie lyonnaise.
2. CULTE.
Il est difficile de le dire où se trouvait la caverne dans laquelle furent cachés les corps des
Saints Épipode et Alexandre, tant la physionomie du sol subit des bouleversements successifs.
Le fait est qu'elle devint de bonne heure le centre du culte décerné à ces deux Martyrs. D'après
Grégoire de Tours (Gloria martyrum, c. 49), le corps de Saint Irénée était enseveli dans la
crypte de l'Eglise Saint-Jean entre Épipode et Alexandre; on peut croire qu'il y eut une
Translation du corps de ceux-ci à l'époque du triomphe du Christianisme. La poussière du
tombeau même faisait beaucoup de Miracles.
Les indications fournies par Adon dans son martyrologe ne sont pas très nettes. A la suite des
7
invasions barbares, des guerres et de l'affaiblissement de la Foi, on oublia à Lyon Épipode et
Alexandre et on perdit de vue leurs ossements.
Au début du quinzième siècle, il s'éleva une vive contestation entre les chanoines devenus
papistes de Saint-Irénée et ceux de Saint-Just, les uns et les autres prétendant posséder les
corps de nos Saints Martyrs. Le papiste Pierre de Turey et Jean ainsi que le Patriarche de
Constantinople se prononcèrent en faveur de l'Eglise de Saint-Irénée. Lors de la prise de Lyon
par les calvinistes en 1562, les tombeaux des deux Martyrs Épipode et Alexandre furent violés
et leurs Précieux Restes jetés au feu. Cependant les papistes purent sauver quelques ossements
de Saint Épipode et la main gauche de Saint Alexandre. Cette dernière, sauvée des
profanations de 1793, se trouve maintenant à l'Eglise Saint-Just de Lyon. Le martyrologe
lyonnais (ms. lat. 3879) donne au 22 avril pour Saint Épipode, au 24 avril pour Saint
Alexandre (des notices tirées de la passion avec des particularités empruntées aux indications
locales.) Florus et après lui Adon, mentionnent séparément Épipode au 22 avril, Alexandre au
24 avril, de même le martyrologe romain.
ou
SAINT MARTYR ALEXANDRE A LYON
Durant la persécution d'Antonin Verus, il fut longtemps retenu en prison puis tellement
déchiré par la cruauté de ceux qui le frappaient que les jointures de ses côtes furent rompues,
mirent à jour ses entrailles et ses intestins. Enfin, il fut attaché à une Croix où épuisé de sang
et de forces, il rendit son âme au Seigneur. Avec lui souffrirent trente-quatre autres Chrétiens
dont on célèbre la mémoire à des jours différents.
11 janvier – 22 avril
SAINT VITALIS DU MONASTÈRE D'ABBA SERID (SERIDOS) À GAZA (+609-620)
A l'époque du Patriarche Jean le Miséricordieux d'Alexandrie, un jeune Moine apparut et à
peine arrivé, il compila une liste de toutes les prostituées à Alexandrie. L'Ascèse de ce jeune
8
Moine était exceptionnelle et unique. Durant la journée, il s'offrait pour accomplir les plus
pénibles tâches et la nuit, il entrait dans des maisons de débauche, donnait l'argent gagné à
quelque prostituée et s'enfermait avec elle dans la chambre la nuit durant. A peine étaient-ils
enfermés, Vitalis suppliait la femme de se coucher et de dormir et lui passait toute la nuit dans
un coin de la chambre en prière avec Dieu pour la pécheresse. C'est ainsi qu'il préservait la
femme de pécher au moins une nuit. La nuit suivante, il allait en voir une autre, la troisième
nuit, une troisième et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il les ait toutes visitées et alors il
recommença avec la première. Par ses conseils, nombre de pécheresses abandonnèrent leur
honteux commerce. Certaines se marièrent, d'autres entrèrent au monastère et d'autres encore
entreprirent un métier avec des revenus honorables. Vitalis interdit à toutes ces femmes de
révéler la raison pour laquelle il les visitait. De ce fait, Vitalis devint un scandale pour tout
Alexandrie. Les hommes commencèrent à crier sur lui, à lui cracher dessus et à le battre en
rue. Il supporta tout cela avec patience ne laissant ses bonnes oeuvres connues que de Dieu et
cachées des hommes. Lorsqu'il s’endormit dans le Christ, tout fut connu à son sujet. Nombre
de Miracles de guérisons eurent lieu à sa tombe. Des gens de tous lieux vinrent y amener leurs
malades. Couvert de crachats par les hommes, il fut et reste glorifié par le Dieu Omniscient.
ou
The Monk Vitalios, a monk of the monastery of Saint Serid, arrived in Alexandria when the
Patriarch of Alexandria was Sainted John the Merciful (609-620, Comm. 12 November).
The Saint, already up in age (he was 60 years old), made bold to take upon himself an
extraordinary exploit: he wrote down for himself in memory all the harlots of Alexandria and
he began fervently to pray for them. The monk toiled from morning to evening and he earned
each day 12 copper coins. In the evening the Saint bought himself a single bean, which he ate
not earlier than sunset. The remaining money he would give to one of the harlots, to whom he
went at night and said: "I beseech thee, for this money preserve thyself in purity this night,
and sin with no one." Then the monk shut himself in with the harlot in her room, and while
she slept, the elder spent the whole night at prayer, reading the psalms, and in the morning he
quietly left. And such he did each day, visiting by turns all the harlots, and he took from them
a promise, to keep secret the purpose of his visit. The people of Alexandria, not knowing the
truth, became indignant over the behaviour of the monk, and they every which way reviled
him, but he meekly endured all the mockery and he only asked that they not judge others.
The holy prayers of the Monk Vitalios saved many a fallen woman. Some of them went off to
a monastery, others got married, and yet others started respectable work. But to tell the reason
of straightening out their life and lift the abuse heaped upon the Monk Vitalios they could not:
they were bound by an oath, given to the Saint. And when of the woman began to break her
oath to stand up in defense of the Saint, she fell into a demonic frenzy. After this, the
Alexandria people had no doubt concerning the sinfulness of the monk.
Certain of the clergy, scandalised by the behaviour of the monk, made denunciation against
him to the holy Patriarch John the Merciful. But the Patriarch did not believe the informers
and he said: "Cease to judge, especially monks. For know ye not, what transpired at the First
Nicea Council? Certain of the bishops and the clergy brought written letters of denunciation
against each other to the emperor of blessed memory Constantine the Great. He commanded
that a burning candle be brought, and not even reading the writings, he burned them and said:
"If I perchance with mine own eyes had seen a bishop sinning, or a priest, or a monk, then I
would have veiled such with his garb, so that no one might see his sin." Thus the wise
9
hierarch shamed the calumniators.
The Monk Vitalios continued on with his difficult exploit: appearing himself before people
under the guise of a sinner and a prodigal, he led the prodigal to repentance.
One time, emerging from an house of ill repute, the monk encountered a young man going
there – a prodigal fellow, who with an insult struck him on the cheek and cried out, that the
monk was a disgrace to the Name of Christ. The monk answered him: "Believe me, that after
me, humble man that I be, thou also shalt receive such a blow on the cheek, that will have all
Alexandria thronging to thine cry."
A certain while afterwards the Monk Vitalios settled into a small cell and in it at night he
died. In that selfsame hour a terrifying demon appeared before the youth who had struck the
Saint, and the demon struck the youth on the cheek and cried out: "Here for thee is a knock
from the Monk Vitalios." The youth went into a demonic madness. In a frenzy he thrashed
about on the ground, tore the clothing from himself and howled so loudly, that a multitude of
people gathered.
When the youth finally came to his senses after several hours, he then rushed off to the cell of
the monk, calling out: "Have mercy on me, O servant of God, in that I have sinned against
thee." At the door of the cell he came fully to his senses and he told those gathered there about
his former encounter with the Monk Vitalios. Then the youth knocked on the door of the cell,
but he received no answer. When they broke in the door, they then saw, that the monk was
dead, on his knees before an icon. In his hand was a scroll with the words: "Men of
Alexandria, judge not beforehand, til cometh the Lord, the Righteous Judge."
At this moment there came up the demon-possessed woman, punished by the monk for
wanting to violate the secret of his exploit. Having touched the body of the Saint, she was
healed and told the people about everything that had happened with her.
When the women who had been saved by the Monk Vitalios learned about his death, they
gathered together and told everyone about the virtues and mercy of the Saint.
Saint John the Merciful also rejoiced, in that he had not believed the calumniators, and that a
righteous man had not been condemned. And then together with the throng of repentant
women, converted by the Monk Vitalios, the holy Patriarch solemnly conveyed his remains
throughout all the city and gave them reverent burial. And from that time many of the
Alexandria people made themselves a promise to judge no one.
SAINT MARTYR NEARQUE EN ARMENIE (+ 260) 9 janvier (avec St. Polyeucte) - 22 avril
Néarque était l'intime ami de Polyeucte. La Gloire de ces deux Martyrs leur est venue en
France de la tragédie du grand Corneille. Néarque avait achevé d'instruire Polyeucte et
l'affermit dans sa détermination sans cependant partager son zèle téméraire. Retiré dans la
ville de Cananéote, il subit plus tard le supplice du feu, suivant ce qu'on lit dans les Ménées :
il est commémoré le 22 avril. Ils sont mentionnés à deux le 9 janvier.
ou
Officier de la douzième légion romaine en Arménie, Néarque était Chrétien et son ami
Polyeucte encore païen. La persécution devait les séparer. Mais alors la Foi les unit. Ils furent
10
arrêtés parce qu'il était demandé aux soldats de sacrifier l'encens à l'empereur. Pauline,
l'épouse de Polyeucte, le poussait à renier Jésus-Christ. Néarque et lui furent décapités. Une
tragédie de Corneille perpétue ce combat de la Foi.
SAINT EVÊQUE JULIEN DE VIENNE, CONFESSEUR (+ 533)
Julien est au dix-huitième rang dans la liste des Evêques de Vienne comme successeur
immédiat de Saint Avit. Il aurait assisté aux Conciles de Lyon en 518 et 523 et à celui
d'Orléans en 533. C'est donc à tort qu'on l'a donné comme successeur de Pantagathe lequel,
avons-nous dit au 17 avril, s’endormit dans le Seigneur en 540.
SAINT ERMITE RUFUS (OU RUFIN) DE GLENDALOUGH (+202?)
Date inconnue (probablement vers 202). Saint Rufus était un Ermite à Glendalough où il fut
enseveli. Certains auteurs le disent Evêque
22 avril (repos) – 15 juin (translation)
SAINT EVÊQUE THÉODORE LE SYKEOTE D'ANASTASIOPOLIS (+613)
The Monk Theodore Sikeotes was born in the mid VI Century in the village of Sikea, not far
from the city of Anastasiupolis (Asia Minor), in a pious family. When his mother Maria
conceived the Saint, she had in a dream a vision, that a bright star had overshadowed her
womb. A perspicacious elder, to whom she turned, then explained that this was the grace of
11
God overshadowing the infant conceived in her.
When the boy reached six years of age, his mother presented him a golden sash, since she
intended that her son should become a soldier. But in a dream vision by night there appeared
to her the GreatMartyr George (Comm. 23 April), and he bid her not think about military
service for her son, since the boy was destined to serve God. The Saint's father, Kosma, had
served as a messenger of the emperor Justinian the Great (527-565), and he died early. The
boy remained in the care of his mother, with whom lived also his grandmother Epidia, his
aunt Dispenia and his little sister Vlatta.
In school, Saint Theodore displayed great talents for his study, chief of which was an
unchildlike ability for reasoning and wisdom: he was quiet mild, he always knew how to calm
his comrades, and he did not permit fights or quarrels amongst them. At his mother's house
lived also the pious elder, Stephen. Imitating him, Saint Theodore at age 8 began during Great
Lent to eat only a small morsel of bread in the evenings. In order that his mother should not
force him to take supper with everyone, the boy returned home from school only towards
evening-time, after he had communed the Holy Mysteries together with the elder Stephen. At
the request of his mother, the teacher began to send him off to supper at the end of lessons.
But Saint Theodore nonetheless skipped off to the church of the GreatMartyr George, where
the patron Saint of the temple appeared to him in the form of a youth and ushered him into the
church.
When Saint Theodore reached age 10, he fell deathly ill. They brought him to the church of
Saint John the Baptist and placed him in front of the altar. The boy was healed by two drops
of dew, fallen from the face of the Saviour on the dome of the temple. At this time by night
the GreatMartyr George began appearing to the boy, and also leading him off to his own
temple to pray until morning. His mother, fearing the night-time dangers of the forest path,
spoke with her son about not going at night. One time, when the boy had already gone, she
angrily went after him to the church, and she dragged him out by the hair and tied him to his
bed. But that very night in a dream vision the GreatMartyr George appeared to her, and
threateningly she commanded her not to hinder the lad from going to church. And both
Elpidia and Dispenia had the same vision. The women then became persuaded of the special
vocation of Saint Theodore and they no more hindered him from his efforts, and even his little
sister Vlatta began to imitate him.
At twelve years of age the Saint was granted in a vivid dream to behold Christ on the Throne
of the Kingdom of Glory, and Who said to him: "Asceticise, Theodore, so as to obtain
perfected reward in the Heavenly Kingdom."
From that time Saint Theodore began to toil all the more fervently. Both the First Week and
the Cross-Veneration Week of Great Lent he spent in complete silence.
The devil thought upon how to destroy him. He appeared to the saintly lad in the form of his
class-mate Gerontios, and urged him to jump off a precipice, and even showed him in what
manner how to. But his protector the GreatMartyr George saved the boy.
One time the boy set off for a blessing to the wilderness elder Glykerios. During this time
there was a terrible drought throughout all the land, and the elder said: "Child, on bended knee
let us pray to the Lord, that He send rain. And in such manner shalt we learn, whether our
prayers be pleasing to the Lord." The old man and the boy, on bended knee, began to pray –
12
and immediately it began to rain. Then the elder said to Saint Theodore, that upon him was
the grace of God, and he blessed him to become a monk, when the time should come.
At fourteen years of age Saint Theodore left home and lived nearby the church of the
GreatMartyr George. His mother brought him food, but Saint Theodore left everything on the
stones by the church, and he ate over the course of a day only a single prosphora loaf of bread.
And even at so young an age, the Monk Theodore was granted the gift of healing: through his
prayer a demon-possessed youth was restored to health.
The Monk Theodore then fled human glory and he withdrew into complete solitude. Under a
large boulder not far from the church of the GreatMartyr George, he dug out a cave and
persuaded a certain deacon to cover over the entrance with ground, leaving only a small
opening for air. The deacon brought him bread and water and he told no one, where the monk
had hidden himself.
For two years the Monk Theodore lived in this seclusion and complete quiet. His kinsfolk
bewept the Saint and they thought, that he had been devoured by wild beasts.
But the deacon finally revealed the secret since he was afraid that the Monk Theodore would
perish in the narrow cave, and moreover he pitied the weeping mother. They plucked the
Monk Theodore out of the cave half-alive.
The mother wanted to take her son home and restore him back to health, but the Saint
remained nearby the church of the GreatMartyr George, and after several days he was
completely well.
News about the exploits of the youth reached the local bishop Theodosios. And thus in the
church of the GreatMartyr George he was ordained to the dignity of deacon, and later – to
priest, although the monk was only 17 years of age.
After a certain while the Monk Theodore set off for veneration to the holy places in
Jerusalem, and there at the Khozebite Laura near Jordan, he accepted monasticism.
When he returned to his native land, he again continued to live nearby the church of the
GreatMartyr George. His grandmother Elpidia, his sister Vlatta and his mother on the advice
of the monk withdrew to a monastery, and his aunt died in a good confession.
The ascetic life of the young priestmonk attracted to him people seeking salvation. The monk
tonsured into monasticism the youth Epiphanios, and later on a pious woman, healed of
sickness by the Saint, brought him her son Philumenos. Then came also the virtuous youth
John. Brethren thus gradually gathered around the monk.
The Monk Theodore continued to bear his burdensome exploits. At his request a blacksmith
made for him an iron cage without a roof, and so tight that in it, it was possible only to stand.
In this cage in heavy chains the monk stood from Holy Pascha until the Nativity of Christ.
From the Baptism of the Lord until Holy Pascha he secluded himself in his cave, from which
he emerged only for the making of Divine-services on Saturdays and Sundays. Throughout
the whole of the Forty-Day Great Lent the Saint ate only greens, and on Saturdays and
Sundays spring-grain bread.
13
Asceticising in such manner, he received from the Lord the power over wild animals. Bears
and wolves came up to him and took food from his hand. Through the prayer of the monk,
those afflicted with leprosy were healed, and from whole districts devils were cast out. In the
nearby village of Magatia, when locusts threatening the crops appeared, its people turned with
a request for help to the Monk Theodore. He sent them off to church. After Divine Liturgy,
which he served, the villagers returned home and learned that during this while all the locusts
had died.
When the military-commander Maurice was returning to Constantinople by way of Galatia
after a Persian war, the monk predicted to him, that he would become emperor. The prediction
came true, and the emperor Maurice (582-602) fulfilled the request of the monk – he sent the
monastery bread each year for the multitude of people being fed there.
The small temple of the GreatMartyr George could not accommodate all those that wanted to
pray in it. Then through the efforts of the Saint a beautiful new church was built. During this
while the Anastasiupolis bishop happened to die. The people of the city besought the Ancyra
metropolitan Paul to install the Monk Theodore as their bishop.
So that the Saint should not resist, the messengers of the metropolitan and the Anastasiupolis
people dragged him out of his cell by force and carried him off to the city.
Having become bishop, Saint Theodore toiled much for the welfare of the Church. But his
soul yearned for the solitary communion with God. After several years he set off to venerate
at the holy places in Jerusalem. And there, concealing his identity, he settled at the Laura
monastery of the Monk Sava, where he lived in solitude from the Nativity of Christ until
Pascha. Then the GreatMartyr George led him to return to Anastasiupolis.
Secret enemies tried to poison the Saint, but the Mother of God gave him three small pieces of
grain. The Saint them and remained unharmed. Saint Theodore felt weighed down with the
burden of being a bishop and he besought the Constantinople patriarch Kyriakos (595-606)
for a release to return to his own monastery and celebrate Divine-services there.
The sanctity of the monk was so evident, that during the time of his celebrating the Eucharist,
the grace of the Holy Spirit, in a visage of radiant porphyry, overshadowed the Holy Gifts.
One time, when the monk lifted the discus with the Divine Lamb and proclaimed "Holy
Things unto the Holy," – the Divine Lamb raised itself up into the air, and then resettled itself
again upon the discus.
All the Orthodox Church venerated the Monk Theodore as a Saint, even while he was yet
alive.
In one of the cities of Galatia, a terrible event occurred: during the time of a church
procession the wooden crosses being carried began of themselves to strike and chip at one
another, with the result that the Constantinople Patriarch Thomas (607-610, Comm. 21
March) summoned to him the Monk Theodore, asking of him the secret of this terrible
portent. Having the gift of foresight, the Monk Theodore explained, that this was a sign of
coming misfortunes for the Church of God (he was thus prophetically indicating the future
heresy of the Iconoclasts). In grief the holy Patriarch Thomas besought the monk to pray for
him for a quick death, so that he should not see the coming woe.
14
In the year 610 the holy Patriarch Thomas reposed, having besought blessing of the Monk
Theodore. And in the year 613 the Monk Theodore Sikeotes also expired to the Lord.
THE TRANSFER OF THE RELICS OF THE MONK THEODORE SIKEOTES, BISHOP OF
ANASTASIUPOLIS
The Transfer of the Relics of the Monk Theodore Sikeotes, Bishop of Anastasiupolis (+ 22
April 613), was from Galatia to Constantinople, done not earlier than the IX Century. His
relics were seen in the year 1200 by the Russian pilgrim Antonii at the monastery of Saint
George.
27 novembre (invention) - 11 février – 22 avril (translation)
SAINT PRINCE VSEVOLOD THAUMATURGE DE PSKOV, GABRIEL (GAVRIIL)
DANS LE BAPTÊME (+1138)
Holy Nobleborn Prince Vsevolod of Pskov, in Baptism Gabriel (Gavriil), a grandson of
Vladimir Monomakh, was born at and spent almost all his life in Novgorod, where in the
15
years 1088-1093 and 1095-1117 his father ruled as prince. His father was the holy prince
Saint Mstislav-Theodore (Feodor) the Great (+ 15 April 1132). In the year 1117, when
Greatprince Vladimir Monomakh gave Mstislav Kievan Belgorod as his "udel" (landholding),
practically making him co-ruler, young Vsevolod remained as vicar of his father in
the Novgorod principality.
Holy Prince Vsevolod did much good for Novgorod. Together with the Archbishop of
Novgorod, Saint Nyphontii (Comm. 8 April), he raised up many a church, among which were
– the cathedral of the GreatMartyr George at the Yur'ev monastery, and the church of Saint
John the Forerunner at Opokakh, built in honour of the "Angel" (i.e. "patron Saint") of his
first-born son John, who had died in infancy (+ 1128). In his Ustav (Law-code) the prince
bestowed a grammota-deed of privileges to the cathedral of Saint Sophia and other churches.
During the time of a terrible famine, to save people from perishing, he exhausted his entire
treasury. Prince Vsevolod was a valiant warrior, he marched victoriously against the Yam (in
1123) and Chud peoples, but never did he brandish the sword for lucre or power.
In 1132, upon the death of holy Greatprince Mstislav, Vsevolod's uncle the Kiev prince
Yaropolk Vladimirovich followed up the last-wishes of his brother and transferred Vsevolod
Pereyaslavl'-South, then reckoned the eldest city after Kiev itself. But the younger sons of
Monomakh – Yurii Dolgoruky and Andrei Dobry, were apprehensive lest Yaropolk make
Vsevolod his successor, and so they marched out against their nephew. Not wanting
internecine strife, Saint Vsevolod returned to Novgorod, but was received there with
disaffection. The Novgorodians reckoned, that the prince had been "raised" by them and
should not earlier have left them. "Vsevolod did go to Rus', to Pereslavl', – noted the
Novgorod chronicler, – and did kiss the cross against the Novgorodians, saying, "Ye I would
kill.""
Striving to restore good relations with the Novgorodians, the prince in 1133 undertook a new
victorious campaign against the Chud people, and he annexed Yur'ev to the Novgorod
domain. But an harsh Winter campaign in 1135-1136 against Suzdal' ended unsuccessfully.
The stubborn minded Novgorodians would not heed their chastisement by God, and they
could not forgive the prince their defeat. The veche-assembly decided to summon a prince
from the hostile Monomakh line of the Ol'govichei, and Saint Vsevolod they condemned to
banishment: "Thou didst suffer banishment from thine own," – is sung in the tropar to the
Saint. For a month and an half they held the prince with his family under guard at the
archbishop's palace, and when prince Svyatoslav Ol'govich arrived, "he was expelled from the
city."
Vsevolod went again to Kiev, and his uncle Yaropolk gave him as holding the Vyshgorod
district near Kiev, – the place where in the X Century during the rule of her son Svyatoslav
had lived holy Equal-to-the-Apostles Greatprincess Olga (Comm. 11 July). Saint Olga, "well
preferring the cities of Kiev and Pskov," came to the defense of her unrighteously wronged
descendant: in the following year of 1137 the people of Pskov, mindful of the campaigns of
the Novgorod-Pskov army under the lead of the prince, invited him to the Pskov principality,
the native region of Saint Olga. This was the first Pskov prince, chosen through the will of the
Pskov people itself.
Among the glorious works of holy prince Saint Vsevolod-Gabriel at Pskov was the
construction of the first stone church in the Name of the Life-Originating Trinity, replacing a
16
wooden one from the times of Saint Olga. On the icons of the Saint they often depict him
holding a temple "of That Above – the Holy Trinity."
Saint Vsevolod ruled as prince at Pskov for only a year – on 11 February 1138 he died, at age
46. All Pskov gathered at the funeral of the beloved prince, and the church singing could
barely be heard over the people's wailing. The Novgorodians, in retrospect, sent off an
archpriest from the Sophia cathedral to take his holy body back to Novgorod, but the prince
had become loatheful of Novgorod, and the coffin would not move from the spot. Bitterly
then did the Novgorod people bewail and repent in their misfortune, and they then besought to
be given but a small bit of the holy dust "for upholding their city." Through their prayers fell
out a fingernail from the hand of the Saint. The Pskov people put Saint Vsevolod into the
temple of the holy GreatMartyr Demetrios. Alongside the grave they placed the military
armament of the prince – shield and sword, in cruciform shape, with the Latin inscription to
wit, – "I give away mine honour to no one."
On 27 November 1192, the relics of holy Prince Vsevolod were uncovered and transferred
into the Trinity cathedral, in which a chapel was consecrated in his honour.
On 22 April 1834, on the first day of Pascha, the holy relics were solemnly transferred into
the main church-area of the cathedral.
The deep spiritual bond of the city of holy Equal-to-the-Apostles Olga with holy Prince
Vsevolod was never broken: he always remained a Pskov wonderworker. At the siege of
Pskov by Stefan Bathory in 1581, when the fortress walls were already breached and the
Poles were ready to rush into the city, from the Trinity cathedral with a church procession
they brought to the place of battle the holy relics of Prince Vsevolod, and the enemy
withdrew. And with the appearance of the wonderworking Pskovo-Pechersk Icon (Comm. 1
October), holy Nobleborn Prince Vsevolod-Gabriel has stood amidst the Heavenly defenders
of Pskov
SAINT MARTYR LEONIDES D’ALEXANDRIE (+202)
Leonidès était le père d'Origène. Il souffrit pour le Christ à Alexandrie en 202. Il fut
condamné à mort par un édit de l'empereur mais avant cela, tous ses biens furent confisqués.
Origène écrivit à son père en prison : "Père, ne t'en fais pas pour nous et n'évite pas le martyre
à cause de nous," c'est-à-dire à cause de ses enfants.
ou
Léonide, appelé le père d'Origène parce qu'il tire de là sa principale illustration, paraît avoir
été d'origine grecque comme l'indique son nom. Rhéteur d'Alexandrie, il eut sept enfants dont
Origène était l'aîné; il donna à celui-ci une éducation soignée, le fit passer par tous les
exercices de la discipline grecque et mit un soin particulier à l'initier dans la connaissance des
Saintes Écritures. Chaque jour, l'enfant était obligé d'apprendre par coeur et de réciter quelque
passage de la Bible. Son esprit vif et curieux se plaisait singulièrement à ce genre d'étude.
Non content du sens propre et obvie que présente la lettre du texte sacré, il en cherchait de
plus profonds et trahissait ainsi dès l'origine son penchant à scruter la Vérité de la Foi. Il
accablait son père de questions, lui demandait pour chaque endroit un peu difficile des
explications qui parfois embarrassaient le professeur. En apparence et devant l'enfant,
Léonide tâchait de modérer cette ardeur intempestive; il exhortait l'impatient élève à s'en tenir
au sens littéral de l'Écriture sans vouloir résoudre des problèmes qui n'étaient pas de son âge;
17
au fond et en lui-même, l'heureux père se réjouissait de voir une intelligence aussi précoce; il
remerciait Dieu de lui avoir donné un tel fils. On dit qu'alors il allait souvent près de lui
pendant son sommeil, lui découvrait la poitrine et comme si l'Esprit Divin en avait consacré
l'intérieur, la baisait avec respect, s'estimant heureux de son bonheur de père.
La dixième année du règne de Septime Sévère, Laetus gouvernait Alexandrie et le reste de
l'Égypte. Pour exécuter l'édit impérial de persécution dans toute sa rigueur, le gouverneur ne
se contentait pas de sévir contre les fidèles d'Alexandrie : il envoyait des émissaires sur divers
points de l'Égypte et de la Thébaïde avec ordre d'arrêter les principaux d'entre les Chrétiens et
de les conduire dans la capitale. On n'épargnait aucune torture à ces Généreux Confesseurs de
la Foi. A la vue de leur courage, le jeune Origène se sentit enflammé du désir de les imiter;
n'écoutant que l'ardeur de son zèle, il s'exposait à toutes sortes de périls pour trouver une
occasion de professer hautement sa croyance. Peu s'en fallut qu'il n'allât s'offrir de lui-même
aux persécuteurs; les larmes et les supplications de sa mère parvinrent à l'arrêter. Sur ces
entrefaites, le chef de la famille, signalé au gouverneur comme Chrétien, fut jeté dans les fers.
Alors l'enfant ne se contint plus : il demanda avec instance qu'on lui permît de partager le sort
de son père. La Pieuse Mère lui représenta en vain que Dieu n'exigeait pas de lui un tel
sacrifice et qu'il devait se conserver pour elle et pour ses frères moins âgés que lui. A bout de
prières, elle se vit obligée de cacher les vêtements de l'enfant pour l'empêcher de sortir. Le
jeune homme se résigna : il voulut du moins faire tout ce qui était en son pouvoir; il écrivit
une lettre à son père pour l'exhorter au martyre. Dans la crainte que la pensée de laisser après
lui sept orphelins sans ressources ne pût ébranler la constance de Léonide, il lui disait :
"Prends garde, mon père : ne vas pas, à cause de nous, changer de résolution."
Léonide comprit ce langage; pour récompense de sa fidélité au Christ et à l'Évangile, il eut la
tête tranchée. Ses biens furent confisqués, la veuve et les enfants furent réduits à la dernière
indigence. Une dame très riche d'Alexandrie leur vint en aide et sa généreuse hospitalité les
sauva du besoin.
Des manuscrits du martyrologe hiéronymien ayant au 22 avril les noms de Léonide, Arator
etc, on a pensé qu'il pouvait être question du père d'Origène. Dès lors, les additions au
martyrologe d'Usuard ont inscrit au nom de Léonide l'apposition : Martyr, père d'Origène.
Galesinius, ne gardant que le nom de Léonide, le fait suivre de ce commentaire : "Ce Léonide,
père d'Origène, remarquable par sa grande patience à endurer les tourments, fut décapité pour
la Gloire du Christ." Le rédacteur du martyrologe romain s'est contenté d'écrire : Léonide,
Martyr qui a souffert sous Sévère. Mais l'annotateur a ajouté qu'il s'agit du père d'Origène.
Nous ne croyons pas devoir donner ici de plus amples développements sur Origène lui-même
parce que cet illustre personnage n'appartient pas aux annales de la Sainteté pour certaines de
ses positions hérétiques; pas toutes...
SAINTS MARTYRS ARWALD ET ARWALD (+686)
Ces Martyrs sont appelés du nom de leur père, un prince de l'Île de Wight, du fait que leurs
noms à eux ont été oubliés. Ils furent mis à mort par les soldats du roi Ceadwalla alors encore
païen, le lendemain de leur Saint Baptème.
SAINT EVÊQUE APRONCULE DE TRÊVES, CONFESSEUR (+ 525 OU 532)
Aproncule est donné par Grégoire de Tours comme ayant précédé immédiatement Nizier sur
le siège de Trêves. Il faut donc le placer après Rusticus dans les listes épiscopales. Il avait été
Abbé de Saint-Maximin de Trêves : sa Naissance au Ciel survint le 22 avril 532. Il est le Saint
18
Protecteur de Buchsaï.
SAINTS APELLES, LUCIUS ET CLEMENT DES SEPTANTE (+1°.S.) 10 sept – 22 avril
Disciple de Saint Paul qui le mentionne dans son épître aux Romains (Rom. 16: 10), la
Tradition veut qu’il évangélisa la région de Smyrne dont il devint l'Evêque. On fait aussi
mémoire en ce jour de Saint Luc, non pas l’Evangéliste mais un disciple de Saint Paul placé à
la tête de l'Eglise de Laodicée et de Saint Clément, non pas l’Evêque de Rome mais un
converti du paganisme placé à la tête de l'Eglise de Sardes
ou
The Holy Disciple Clement was bishop in Sardica (an ancient wealthy city of Lydia in Asia
Minor). The holy Apostle Paul makes mention of his name in the Epistle to the Philippians
(Phil. 4: 3). Addressing a certain "sincere co-worker of his," Paul entreats him: "Assist them,
which did asceticise and evangelise together with me and with Clement and my other coworkers,
whose names be in the Book of Life" (the account about the Assemblage-Sobor of
the Seventy Disciples is situated under 4 January).
SAINT EVÊQUE LÉON DE SENS, CONFESSEUR (+ 547)
On le connaît par sa souscription au Troisième Concile d'Orléans. Sa Sainteté fut sans doute
très grande pour qu'on l'honore ainsi. Et pourtant nous avons de lui une lettre où sa franchise
envers Saint Rémi de Reims n'est pas marquée de la meilleure charité chrétienne. Les
faiblesses permettent aux Saints de se relever et de s'améliorer quand ils se décident un jour
de mieux répondre à la Grâce de Dieu.
SAINT NEOMARTYR PLATON (JOVANOVIC) L'EVEQUE DE BANJALUKA (+1941)
22 avril (translation) – 15 juin (avec tous les Martyrs serbes) – 31 août (avec tous les Néo-Martyrs face aux
catholiques romains)
Platon est né à Belgrade le 29 septembre 1874. Son père Ilija Jovanović et sa mère Jelka, née
Sokolović, étaient originaires d'Herzégovine. Platon effectua ses études élémentaires à Vranje
et à Niš puis il poursuivit sa formation au Séminaire de Belgrade où il prononça ses voeux
monastiques. Après avoir achevé son séminaire, il fut ordonné Diacre puis Prêtre. En 1896, il
fut envoyé à la Mission serbe de Moscou et approfondi son éducation religieuse à l'Académie
théologique de la ville où il acheva ses études en 1901.
Rentré en Serbie, il prit la tête du Monastère de Rakovica puis devint professeur, notamment à
Aleksinac et Jagodina, devenant tour à tour Syncelle, Protosyncelle et Archimandrite.
19
Pendant la Première Guerre des Balkans en 1912,* l'Archimandrite
Platon devint Prêtre dans l'armée et il en fut de même au cours de la
Première Guerre mondiale. Pendant une courte période, il administra
le diocèse d'Ohrid mais il passa la plupart de son temps en Serbie
occupée à prendre soin des veuves et des orphelins de guerre. De
1934 à 1936, Platon eut en charge le Monastère de Krušedol puis il
fut consacré Evêque le 4 octobre 1936 à Sremski Karlovci par le
Patriarche Varnava assisté par d'autres Hiérarques de l'Eglise
orthodoxe serbe. Le 22 juin 1938, il fut désigné Evêque d'Ohrid et de
Bitolj puis fut transféré à Banja Luka le 8 décembre 1939. Platon
était à la tête de l'éparchie de Banja Luka quand le Royaume de
Yougoslavie fut touché par la Seconde Guerre mondiale en 1941.
* En octobre 1912, la Bulgarie, la Serbie, la Grèce et le Monténégro déclarent la guerre à l'empire ottoman et
remportent la victoire. Le 3 décembre 1912, l'empire demande l'armistice mais les hostilités reprennent
brièvement au printemps 1913. L'hégémonie turque en Macédoine s'achève avec ce conflit.
http://www.icrc.org/web/fre/sitefre0.nsf/html/5FZER5
Pendant la guerre, l'éparchie de Banja Luka fut intégrée à l'État indépendant de Croatie,
contrôlé par les oustachis croates alliés des nazis allemands. Né en Serbie, Platon fut prié de
quitter Banja Luka le 10 avril 1941. Il répondit dans une lettre qu'il resterait quoi qu'il en
coûte, au côté de ses fidèles : "Les autorités m'ont légalement nommé Evêque de Banja Luka,
d'après la loi canonique; chargé d'une telle responsabilité, j'ai pris l'obligation devant Dieu,
l'Eglise et le peuple de lier inséparablement ma vie et ma destinée à la vie et à la destinée de
mon troupeau spirituel, de prendre continuellement soin de mon troupeau spirituel quels que
soient les évènements qui surgissent et de rester sur son chemin spirituel tout le temps que
Dieu me prêtera vie, persévérant dans ma présence aux côtés de mon troupeau comme le bon
berger qui donne son âme pour ses brebis."
Le 4 mai 1941, il lui fut ordonné de quitter Banja Luka sous peine d'être arrêter s'il
n'obtempérait pas. Il demanda à l'évêque catholique-romain Joza Garic d'intervenir auprès de
l'autorité militaire afin de lui permettre de rester encore deux ou trois jours de plus pour
préparer son départ. L'évêque papiste lui répondit d'être calme et pacifique. Cependant, les
oustachis arrêtèrent l'Evêque Platon la nuit suivante et l'emmenèrent ainsi que le Prêtre Dusan
Subotic l'administrateur hiérarchique de Bosanska Gradiska hors de Banja Luka. Les deux
furent tués et leurs corps jetés dans la rivière Vrbas. L'oustachi Asim Celic est celui qui a
commis cet acte repoussant. Lacéré et défiguré, son corps fut retrouvé le 23 mai à la hauteur
du village de Kumsale, aujourd'hui un faubourg de Banja Luka. Il fut d'abord enseveli au
cimetière militaire de Banja Luka et en 1973, ses Précieux Restes furent translatés dans la
cathédrale de Banja Luka.
Lors d'une session régulière du Synode des Evêques de l'Eglise orthodoxe serbe en 1998,
l'Evêque Platon de Banja Luka fut glorifié et son nom repris dans la Liste des Noms du Saint
peuple de l'Eglise orthodoxe serbe.
En 1998, lors d'une session régulière de la Sainte assemblée des Evêques de l'Eglise serbe de
Bosnie, Platon, appelé Platon de Banja Luka, fut glorifié et inscrit sur la liste des Saints de
l'Eglise. Il est fêté le 22 avril selon le calendrier ancien style correspondant au 5 mai selon le
calendrier grégorien.
http://www.jerusalim.org/cd/biblioteka/batakovic-ustase_fr.html
20
SAINT ADALBERT D'OSTREVENT A DENAIN, CONFESSEUR (+ 790)
Illustre seigneur du palais sous les rois carolingiens, il épousa Sainte Reine, parente de Pépin
le Bref et en eut dix filles dont l'une, Sainte Ragenfrède ou Reinfrède, fonda un monastère à
Denain. Adalbert qui rendit son âme au Seigneur vers 790, fut inhumé à Denain.
ou
Seigneur du palais de Pépin le Bref et époux de Sainte Reine, cette situation ne leur inspira
aucun orgueil et ils furent l'exemple même d'un ménage marqué par une grande affection
mutuelle et qui acceptait de partager avec les pauvres les richesses qui étaient les leurs. Ils
eurent dix enfants nés de cet amour. Plusieurs de leurs filles se firent Moniales à l'Abbaye de
Denain qu'ils avaient fondée sur leurs terres.
SAINTE OPPORTUNE, VIERGE (+ 770)
Lorsqu'elle entra à l'Abbaye d'Almenèches, ce fut son frère l'Evêque Godegrand de Sées dans
l'Orne qui l'accueillit et lui remit le voile. On lui prête beaucoup de Miracles. Ce dont on est
sûr, c'est qu'elle ne se consola pas de l'assassinat de son frère par un cousin pressé de lui
succéder. Elle le fit inhumer dans son monastère et elle le rejoignait treize jours plus tard.
La diffusion de ses Saintes Reliques propagea son culte en Île de France et surtout à Paris qui
a même donné son nom à plusieurs de ses rues.
ou
L'abbaye fut fondée à Almenêches à la fin du sixième siècle. Détruit par les Normands,
restauré vers 1060, le monastère adopta la Règle de Saint Benoît de Nursie. Réformé par le
papiste Fontevrault au seizième siècle puis transféré à Argentan par ordre de Louis XV
(1736), le monastère, dispersé à la révolution, se regroupa de nouveau en 1822 à Vimoutiers
puis à Argentan en 1830. La bataille de Normandie le détruisit de nouveau en 1944, obligeant
la communauté papiste à se replier à Sées. En 1958, le monastère, reconstruit à Argentan en
bordure de la ville, reprenait la vie monastique bénédictine. Dans la crypte, on peut voir une
Précieuse Relique de Sainte Opportune. Les foyers désirant un enfant viennent y demander
l'Intercession de la Sainte.
Sainte Opportune se distingua par une abstinence et une austérité extrêmes.
SAINT HIÉROMARTYR SOTER, "PAPE"* DE ROME (+ 175)
Originaire de ville de Fondi en Italie méridionale, Soter succéda comme "Pape"* de Rome à
Saint Anicet vers 166. Il écrivit à l'Eglise de Corinthe une lettre, perdue qui avait pour objet
de consoler les Martyrs. Nous avons des fragments de la réponse que faisait l'Evêque Denis
aux Romains : "Soter," y lisons-nous, "suivant en cela l'exemple de ses prédécesseurs, vint en
aide par ses aumônes aux Eglises des diverses villes. Dans ses lettres, il donnait aux Chrétiens
qu'il assistait de salutaires conseils, les exhortant à demeurer fermes dans la Foi, à rester unis
aux Evêques et aux Prêtres qui les gouvernaient."
* rappel : ce titre de "Pape" n'existait pas plus que celui de "Patriarche" pour les Hiérarques du deuxième siècle
que ce soit en Occident ou en Orient. Son utilisation ici est un pur anachronisme. Voyez les Chroniques
d'époque.
Cette charité du Pontife s'exerça particulièrement à l'égard des Chrétiens qui souffraient pour
la Cause de Jésus-Christ, soit dans les prisons, soit dans les mines. On croit aussi que Soter
s'opposa fortement aux montanistes* dont l'hérésie commença à paraître sous son pontificat. Il
21
gouverna heureusement l'Eglise de Rome pendant huit ou neuf ans. Il paraît avoir été l'une des
victimes de la persécution de Marc-Aurèle. Quelques auteurs mettent sa sépulture au Vatican,
d'autres au cimetière de Calliste. En somme, des incertitudes planent sur ces détails
concernant la Naissance au Ciel et la sépulture de ce "pontife."
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Montanisme
Les martyrologes mentionnent son nom au 22 avril. Longtemps après, en 844, sous le Pape
romain Sergius II, le corps de Soter fut transféré dans l'Eglise de Saint-Martin-aux-Monts
(titulus Equitii) dont la fondation est attribuée à Saint Sylvestre; on y lit une inscription où
Soter est qualifié Martyr.
Sts Acepsimas, Joseph et Aithala
SAINTS HIEROMARTYRS ACEPSIMAS L’EVEQUE, JOSEPH LE PRETRE, AÏTHALA
LE DIACRE ET 10 AUTRES PERSES (+ 376) 3 novembre - 22 avril
Evêque de Paka en Perse, Martyr avec son Prêtre Saint Joseph et son Diacre Saint Aithala
durant la sauvage persécution du roi perse Sapor II, le Saint Evêque avait quatre-vingts ans
quand il fut arrêté et torturé avec ses deux compagnons. Inutiles tortures que furent la
dislocation des membres et les flagellations jusqu'au sang. Après trois mois de cachots, sans
aucun soin, Akepsimas remit son âme au Seigneur, écartelé, tandis que Joseph et Aithala
furent lapidés.
ou
Saint Acepsimas et ses douze compagnons dont Saint Joseph, Saint Aïthala, Sainte Tarbula,
furent Martyrs durant la persécution perse du roi Sapor II. L'Eglise orthodoxe en Occident les
commémore à d'autres dates et les Eglises d'Orient les réunissent au 22 avril. Les actes de
Martyrs perses forment une des plus belles pages de l'histoire de l'Eglise par le courage et la
Foi qu'ont montrés ces Martyrs. Tarbula, soeur de Saint Siméon et accusée d'avoir provoqué
la maladie de la femme du roi par sorcellerie, fut sciée en deux puis les Précieux Restes de
22
son corps furent pendus. Joseph et Aïthala eurent le corps écrasé, les genoux brisés et les bras
coupés. Puis on les décapita et pour l'exemple, leurs têtes furent suspendues devant le temple
de Nabitis.
ou
Bishop Akepsimos headed the Christian Church in the Persian city of Naesson. His flock
devotedly loved their hierarch for his ascetic life and tireless pastoral work. The emperor
Sapor gave orders to seek out and kill Christian clergy. Saint Akepsimos also was arrested,
being then already an eighty year old man. They took him to the city of Arbela, where he
came before the judge Ardarkh – a pagan-priest of the sun-god. The holy elder refused to
offer sacrifice to the Persian gods. For this he was fiercely beaten and thrown into prison,
where on the following day they threw in with him, after fierce beatings, the seventy year old
Presbyter Joseph and Deacon Haiphal. For three years the Saints were held in confinement,
and worn down by hunger and thirst.
Emperor Sapor came to the temple of the god of fire, located not far from Arbela, and wanted
to take a look at the three holy Martyrs. Exhausted and covered with festering wounds, the
Saints were brought before the emperor and at his demand they again firmly refused to
worship the pagan gods, instead confessing their faith in Christ. The holy bishop was
beheaded, but the presbyter and deacon were sent off within the city and there to be stoned.
The execution of the presbyter Joseph was prolonged for several hours. A guard was placed
near the place of execution, so that Christians would not take the body of the holy Martyr. On
the fourth night a strong windstorm raged near the city, – lightning killed the guard, the wind
threw about stones, and the body of Saint Joseph disappeared.
The deacon Haifal was taken to the village of Patrias and there he was stoned. Christians
secretly buried his body. On the grave of the Saint there grew a tree, the fruit of which
brought healings.
ou
The eighty-year-old Acepsimas, filled with every Christian virtue, was sitting one day in his
home with guests. Just then a child, filled with the Spirit of God, ran up to the aged bishop,
kissed him on the head and said: ``Blessed is this head, for it will receive suffering for Christ.''
This prophecy was soon fulfilled. King Sapor raised a bitter persecution of Christians
throughout Persia, and Saint Acepsimas was apprehended. He was brought before a prince
who was also a pagan priest. As the bishop was arrested and bound, a member of his
household asked him what should be done with his home if he were martyred. The Saint
replied: ``It is no longer my home. I am going to a home on high and will not return.'' After
prolonged interrogation he was thrown into prison. The following day Joseph, a seventy-yearold
presbyter, and Aithalas, a deacon, were also imprisoned. After three years of
imprisonment and many tortures, Acepsimas was beheaded. Joseph and Aithalas were buried
up to their waists in the ground, and the soulless pagans forced Christians to stone them. That
night, by God's providence, Joseph's body disappeared, and a myrtle tree grew over Aithalas's
body that healed every kind of disease and pain of men. This tree stood for five years before
the wicked and envious pagans cut it down. These soldiers of Christ suffered in Persia in the
fourth century, during the time of the pagan King Sapor.
23
St Père Théodore de Sykeon, en Galatie l'Evêque d'Anastasiopolis (613). - St Néarque- St
Nathanaël Apôtre - Mémoire de la rencontre du St Apôtre Nathanaël avec le Christ .-Ste
Lucie, veuve lyonnaise qui recueillit Sts Alexandre et Epipode. -St Victorien, Martyr. -St
Menelphale l'Evêque d'Aix-en-Provence (Ve siècle). -St Aproncule l'Evêque de Trèves en
Rhénanie (525). -St Julien, métropolitain de Vienne en Dauphiné (533). -St Léon le
Métropolite de Sens en Bourgogne (547). -Deux jeunes nobles de l'île de Wight, Martyrs sur
ordre du roi de Wessex, St Ceadwalla avant la conversion de celui-ci (686). -St Frou ou
Frodulphe, ermite à Barjon en Champagne (vers 700). -Ste Senorina l'Abbesse de Basto près
de Braga au Portugal (982). -Première translation des Saintes Reliques de St Gabriel-
Vsévolod de Pskov (1138). -Seconde translation des Saintes Reliques de St Gabriel-Vsévolod
de Pskov (1834). -St Eusthate, Prêtre, Martyr (Russie 1918). -St Platon (Jovanovic) l'Evêque
de Banja Luka en Bosnie (1941).
Lecture de l’Epître
Pas de Lecture ce jour
Lecture de l’Evangile
Matthieu XI : 27-30
10.27 Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est
le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le
révéler. 10.28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du
repos. 10.29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble
de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. 10.30 Car mon joug est doux, et mon
fardeau léger.
REFLEXION - Lors du Premier Concile Oecuménique (Nicée 325), les clercs se querellant
avaient rédigé des accusations les uns contre les autres et les avaient présentées à l'Empereur.
L'Empereur Constantin reçut toutes ces accusations et ne les ouvrit pas mais les brûla à la
flamme d'un cierge. Face à la surprise de ceux qui l'entouraient, l'Empereur dit : "Si je devais
voir de mes propres yeux un Evêque, un Prêtre ou un Moine commettre un acte de péché, je le
couvrirais de ma cape afin que personne ne voie son péché." Ainsi, ce grand Empereur
Chrétien embarrassa les mauvaises langues et leur ferma la bouche. Notre Foi nous interdit
d'espionner les péchés des autres et insiste pour que nous soyons des juges sans merci face à
nos propres péchés. La personne malade arrivant à l'hôpital est concernée par sa maladie à elle
au point qu'elle n'a ni la volonté ni le temps de questionner les autres malades ni de se moquer
de leurs maladies. Ne sommes-nous pas tous en ce monde comme des patients dans un
hôpital? Est-ce que notre propre bon sens ne nous invite pas à regarder à notre propre maladie
et non pas à celle d'autrui? Que nul ne s'imagine qu'il sera guéri de ses maladies en l'autre
monde. Ce monde est simplement un hôpital et un lieu de guérison et dans l'autre monde, il
n'y a pas d'hôpital : il y a uniquement une demeure ou une prison.
CONTEMPLATION - pour contempler le Seigneur Jésus-Christ Ressuscité :
1. Comment par Sa Résurrection, Il justifia la Foi et l'Espérance de l'humanité en
l'immortalité;
2. Comment par Sa Résurrection, Il détruisit la peur de la mort parmi les fidèles.
HOMELIE - A propos de la puissance de Dieu dans la puissance des hommes.
"Car c'est quand je suis faible qu'alors je suis fort" (2 Corinthiens 12,10).
Il n'y a pas de contradictions dans les Saintes Ecritures et même en ces mots il n'y a pas de
contradictions, même si cela y ressemble pourtant. Le physique est dirigé par le son et le
24
spirituel par la pensée. Pour l'homme physique, il y a partout des contradictions partout car il
a peur des obstacles et fuit face à une ombre si cette ombre semble être un obstacle pour lui.
L'homme spirituel est comme un chevalier qui aime à vaincre des obstacles. Pour l'homme
spirituel, là, cachés en ces mots de l'Ecriture, se trouve tout l'enseignement du Salut.
"Car c'est quand je suis faible qu'alors je suis fort." C'est-à-dire quand je suis instruit de mon
néant et de l'Omnipotence de Dieu, alors je suis fort. Quand je sais que par moi-même, tout
seul, je ne peux rien faire de bon ni pour moi ni pour les autres et quand je me confie
entièrement dans la Puissance et la Miséricorde de Dieu alors je suis fort. Quand je sens que
je suis comme une personne en train de se noyer en ce monde et que je ne suis pas à même
d'attraper la Main Tendue de Dieu, de la tenir par mes propres forces mais plutôt de crier à
Dieu qu'Il me prenne de Sa Main et me tienne et me retire des profondeurs abyssales de mon
péché alors je suis fort; quand je vois que je suis faible et que je ne suis qu'un roseau creux
ballotté par les tempêtes de vents et flots. Un roseau que Dieu est capable de remplir de Sa
Grâce Toute Puissante et quand je prie avec Foi pour la Grâce de Dieu alors je suis fort.
Ô, mes faibles frères, confions-nous entièrement dans la Puissance de Dieu afin que dans
notre néant, nous soyons forts. Vous confiant en l'homme, vous êtes faibles mais vous
confiant en Dieu, vous êtes forts. Adhérez à Dieu et toute la Puissance de Dieu sera avec
vous. Confessez vos faiblesses devant Dieu et Dieu vous enverra Sa Grâce Toute Puissante.
Cela vous est confirmé par l'Apôtre à travers son exemple et son expérience : "Car c'est
quand je suis faible qu'alors je suis fort." En vérité, il n'y a pas de contradiction dans les
Saintes Ecritures. L'homme physique parle de contradictions en termes de divergence dans le
son des paroles mais l'homme spirituel entre dans la signification et fait voler en éclats
l'illusion de contradiction par l'expérience.
Ô Seigneur Ressuscité, aie pitié de nos faiblesses et remplis-nous de Ta Grâce Omnipotente.
A Toi soient la Gloire et la reconnaissance, à jamais. Amin.
Saint Nicolas Velimirovitch l'Evêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des
persécutions communistes, auteur du Synaxaire "Prologue d'Ochrid."
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire