mercredi 12 janvier 2011

La Lumière du Thabor n°14. Notes de lectures.

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Notes de lectures

Littérature orthodoxe en anglais.

Une très riche littérature orthodoxe existe en langue anglaise, disséminée dans un grand nombre de revues ou de petites lettres publiées par des monastères, des paroisses, ou par des diocèses. Nous commençons ici une recension de ces publications spirituelles.

THE ARK (L’Arche), n°5. Avril 87

Ce petit Journal édité par Georges Gabriel -le traducteur d’A..Kalomiros en anglais- publie généralement des études théologiques ; ainsi dans le n°5 d’avril 87, on peut lire un article intéressant sur les théophanies, les apparitions divines, de l’Ancien Testament : "(...) Dans le « monde chrétien » contemporain, on a coutume d’affirmer que le Seigneur de l’Ancien Israël était Dieu le Père, et que le Fils n’apparaît nullement avant d’être envoyé dans le monde comme Jésus du Nouveau Testament. Nous savons, nous, orthodoxes, que c’est l’inverse qui est vrai, selon le témoignage ancestral de la Foi orthodoxe, telle qu’elle s’exprime dans les Saintes Ecritures, les Saints Pères et le culte sacré de l’Eglise.

Le Saint d’Israël était réellement le Christ,
le Verbe du Père.

C’est le Christ qui parla aux Patriarches et aux Prophètes d’Israël ; la Divinité ne fut révélée par aucune autre Personne de la Sainte Trinité, qu’il s’agisse d’une révélation reçue face à face, en paroles, en symboles ou en songe. Les paroles mêmes du Seigneur nous instruisent de cette vérité : "Personne n’a jamais vu le Père, sinon Celui qui vient de Dieu" (Jn 6,46), "Le Fils Unique, qui est dans le sein du Père, Lui, L’a fait connaître" (Jn 1,18), "Moi et le Père nous sommes un... Celui qui m’a vu a vu le Père" (Jn 10,30 ; 14,9). Toutes les théophanies de l’Ancien Testament étaient des manifestations du même Seigneur et Fils, "image du Père" et "splendeur de Sa gloire" (Héb.1,3).

Moïse nous rapporte que lorsqu’il reçut les Tables des Dix Commandements, "le Seigneur descendit dans la nuée, se tint auprès de lui et proclama le nom du Seigneur" (Ex.34, 5). Le Seigneur proclama le Seigneur ! Or, selon les paroles de l’Evangile de saint Jean, « le Fils Unique... L’a fait connaitre (le Père) » (Jn 1,18). Et saint Paul témoigne, dans l’Epitre aux Hébreux, que le Christ était le Seigneur de Moïse : "Par la foi Moïse quitta l’Egypte", « regardant l’opprobre du Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Egypte » (Heb.11, 26).

Le même Seigneur apparut également, comme homme, à Abraham et à Sara, sous le chêne de Mambré, accompagné de deux anges qui avaient également apparence humaine. Cette rencontre est connue sous le nom traditionnel d’Hospitalité d’Abraham. Le Seigneur annonça son Intention de détruire Sodome et Gomorrhe, mais Abraham le persuada de ne pas le faire, s’il pouvait trouver ne fut-ce que dix justes.
On n’en trouva pas même dix et, ainsi que l’écrit Moise, « Alors le Seigneur fit pleuvoir du ciel, sur Sodome et sur Gomorrhe, du soufre et du feu, venant du Seigneur » (Gen 19,24). En d’autres termes, le Dieu d’Abraham accomplit la volonté du Père qui est dans le Ciel.

De tels passages des Saintes Ecritures où il est fait mention de deux « Seigneurs » -c’est-à-dire le Père et le Fils- sont nombreux. Ainsi, par exemple : "Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siege à ma droite", « Je t’ai engendré avant l’Héosphore » (Ps.109), « Aussi le Seigneur, Ton Dieu, T’a oint... » (Psaume44).

D’une même voix, les Peres de l’Eglise témoignent
que le Christ est le Seigneur
qui agit dans l’Ancien Testament.

Voici un petit échantillon du témoignage unanime des Pères Théophores : saint Cyrille d’Alexandrie dit : "Vous voyez ainsi que les Prophètes, eux aussi, en ces temps-là, ont vu le Christ". Et saint Irénée écrit que le Christ est "le Roi Eternel, l’Intelligence parfaite, le Verbe de Dieu, le Fondateur de l’univers et le Créateur de l’homme, Tout en Tout, Ange parmi les Anges, Fils dans le Père, Dieu en Dieu. Car c’est lui qui navigua avec Noé, qui guida Abraham, qui fut lié avec Isaac, qui cheminait avec Jacob, qui est le Berger de ceux qui sont sauvés, et l’Epoux de l’Eglise" (Fragments XIII) ; "Dieu, lorsqu’il créa toutes choses, n’eut besoin ni de la matière, ni d’Instruments pour l’aider, car la Puissance et la Sagesse de Dieu n’a nul besoin d’aide extérieure. Or le Christ est "la Puissance et la Sagesse de Dieu" (1 Cor.1, 24), par Qui toutes choses ont été faites, comme l’affirme saint Jean" (Saint Grégoire de Nysse, Contre Eunome, 3).

"Par Qui toutes choses ont été faites".

Le Jeudi soir de la Semaine Sainte, l’Eglise chante : "Aujourd’hui est pendu sur le bois Celui qui suspendit la terre sur les eaux", et : "Aujourd’hui, les Juifs ont cloué sur la Croix le Seigneur qui divisa les eaux et les conduisit à travers le désert". Elle se lamente sur le Christ enseveli, "la Vie dans le tombeau", "le Donateur de Vie qui étendit ses bras sur la Croix et détruisit le pouvoir de l’ennemi (Satan)", "le Créateur de toutes choses, dont les souffrances nous ont libérés de la corruption". Et nous confessons dans le Credo de Nicée que le Christ est le Créateur "par qui tout a été fait".

Ces passages ne suggèrent nullement une simple présence passive du Fils de Dieu pendant que le Père créait et donnait vie à toute chose, passait une alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, et délivrait Israël de la servitude de l’Egypte. Notre Seigneur expliqua aux Juifs : "Mon Père œuvre jusqu’à présent et Moi aussi j’œuvre" (Jn 5,17). II signifiait par là qu’en tant que Dieu, II continue de soutenir toute la création, de prévenir, de guérir, d’accomplir toutes ces œuvres au nom de son Père, même le jour du Sabbat (Jn 10,25). Mais les Juifs "cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le Sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu" (Jn 5,18).


Le Seigneur dit aux Juifs : « Avant qu’Abraham fût, je suis » (Jn 8,58) et leur enseigna qu’ils avaient déjà un accusateur devant le Père : « Celui qui vous accuse, c’est Moise, en qui vous avez mis votre espérance. Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi » (Jn 5,45-46).

Assurément Moïse écrivit du Christ ! II parla de l’Ange du Seigneur, la Seconde Personne de la Sainte Trinite, qui était "Jéhovah", le Créateur et le même Seigneur qu’il vit et entendit dans le feu incréé du buisson ardent. Moïse demeura avec le Seigneur quarante jours et quarante nuits sur la Montagne. "C’est là précisément qu’il vit le Seigneur, le Tabernacle immatériel qu’il désigna par une forme matérielle pour ceux qui étaient restés en bas, le Tabernacle qui serait également, selon les Oracles Sacrés, le Christ, Puissance de Dieu, Sagesse Personnifiée de Dieu. Quoique le Tabernacle divin soit immatériel et incréé en sa nature, Moïse annonça à l’avance, par la figure du Tabernacle mosaïque, que, dans un temps à venir, le Tabernacle immatériel accepterait de prendre forme et d’être créé, que le Verbe suressentiel et sans forme prendrait la forme d’une substance tangible ; ce Tabernacle tout-parfait, pré-existant et contenant toutes choses, dans lequel tout être visible et invisible a été fait et affermi, le même Grand Prêtre qui est avant les temps devait plus tard assumer un corps et l’offrir en sacrifice pour notre salut" (Saint Grégoire Palamas, Deuxième Triade, 3, 55).

Et non seulement Moïse conversa avec le Seigneur en d’innombrables occasions, mais il Le portait constamment en lui parce que, selon saint Grégoire Palamas, il avait le don de la prière du cœur (Deuxième Triade, 2,14). Tous les Pères de l’Eglise l’appellent "le Grand Moïse". Saint Basile écrit que "Moïse connaissait et voyait Dieu autant qu’il est possible à un homme de Le voir, ou plutôt, comme il n’a été donné à personne d’autre (de Le connaitre), selon le témoignage même de Dieu : "Lorsqu’il y aura parmi vous un prophète, c’est dans une Vision que Moi, le Seigneur, je me ferai connaitre à lui. II n’en est pas ainsi de mon serviteur Moïse. II est fidèle dans toute ma maison. Je lui parle de vive voix, je me fais voir de lui sans énigmes" (Nomb.12,6-8). Ainsi cet homme nous rapporte ces choses qu’il a entendues de Dieu » (Hexaéméron, Homélie 1).

Dans le Buisson Ardent, l’Ange du Seigneur
révéla le mystère de la Mère de Dieu
et de Sa propre Incarnation.

Dans le Buisson Ardent, Moïse vit la Mère de Dieu tenant le même Seigneur comme enfant dans sa chair. Toute l’économie du salut lui fut révélée par l’Ange du Seigneur qui lui donna son nom : "Je suis Celui qui Est" ; tel est le nom que le Christ Lui-même porte sur ses icônes. Les lettres qui se trouvent dans le nimbe crucifère d’or qui entoure la tète du Seigneur, "O ON" signifient en grec "Celui qui est", "Jéhovah". Dans la Huitième Ode de l’Hymne Acathiste, l’Eglise chante à la Mère de Dieu : "Dans le Buisson, Moïse connut le mystère de ta gestation". Buisson Ardent est même l’un des noms de la Mère de Dieu (Sixième Ode).

Le mot "ange" signifie "messager". Toutefois, l’Ange du Seigneur parle comme Dieu, non comme une créature, car II est la Seconde Personne de la Sainte Trinité, « l’image » du Père…
…exécutant, la volonté divine une de la Divinité et la révélant aux hommes. "II n’a pas été créé comme Ange, mais il est Verbe de Dieu" (Saint Athanase. Contre les Ariens, 3, 25).

Toutes les théophanies de Dieu sous la forme d’un homme, de même que l’Ange du Seigneur qui avait une apparence humaine, préfigurent l’Incarnation du Seigneur. Ces manifestations étaient-elles matérielles, ou n’étaient-elles que des symboles ? Saint Grégoire Palamas explique qu’elles n’étaient ni l’un ni l’autre. C’étaient des révélations sous "une forme immatérielle qui nous dépasse", car "toutes choses dans la ténèbre divine, qui transcende la lumière, sont "simples", c’est-à-dire ne sont composées ni de substances, ni de parties, absolues et inaltérables. Elles ne sont vues ni par les sens ni par l’esprit, mais d’une manière supérieure, avec un esprit qui dépasse l’esprit, par la grâce de Dieu" (Deuxième Triade 3, 55).

ORTHODOX CHILDHOOD (L’enfance orthodoxe), Année 1986.

Cette lettre de l’Ecole Chrétienne Orthodoxe de Toronto est publiée par le père Panagiotés Carras, assisté dans cette tâche du père David Belden, d’Eugenia Tretyakov et Chariessa Busigin. On peut y lire un véritable enseignement catéchétique fondé sur la doctrine des Pères ainsi qu’une revue des livres orthodoxes faite par la presbytera Roberta Carras.

Nous traduisons ici un extrait d’un article du père Panagiotés sur la Sainte Trinite :

"La révélation de Dieu, de la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit est le fondement de la foi chrétienne. Satan, dans sa tentative pour détourner les chrétiens de la voie du Royaume de Dieu, a produit de nombreuses fausses doctrines sur la Sainte Trinité : ces hérésies n’ont pas cessé de menacer les chrétiens depuis les temps apostoliques jusqu’à nos jours. Nos Saints Pères, par la Grâce du Saint Esprit, ont mis en évidence les erreurs et les fausses interprétations des hérétiques.

Les grands Docteurs de la Foi soulignent l’enseignement des Saintes Ecritures : que le Fils est engendré du Père et que le Saint Esprit procède du Père. Telle est l’unique distinction entre le Père, le Fils et le Saint Esprit. Saint Jean Damascène dit : « Le Fils est issu du Père selon le mode de l’engendrement, et le Saint Esprit, de même, est issu du Père, non selon le mode de l’engendrement, mais selon celui de la procession. Nous avons appris qu’il y a une différence entre l’engendrement et la procession ; mais la nature de cette différence, il ne nous est possible en aucune façon de La comprendre » (La Foi Orthodoxe, 1, 2).

Selon les Pères de notre Eglise, Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint Esprit sont de même essence et ne se distinguent que par leurs attributs hypostatiques ou personnels : Innascibilité (pour le Père), Engendrement (pour le Fils) et Procession (pour le Saint Esprit). Nous croyons en un Dieu Unique en Trois Hypostases ou Personnes, Père, Fils et Saint Esprit. Les Témoins de Jéhovah, adeptes d’Arius, cet hérétique du IVème siècle, soutiennent que le Père seul est Dieu et que le Fils et le Saint Esprit sont créés : hérésie contraire à l’enseignement de la Sainte Ecriture et des Saints Pères.

La doctrine originelle sur le Mystère de la Sainte Trinité a également été altérée par l’Eglise Occidentale (papisme) qui, au IXème siècle, s’est mise à enseigner que le Saint Esprit procède du Père et du Fils (Filioque). Cette doctrine a été introduite, contre les Canons, dans le Credo (Symbole de Nicée –Constantinople). Saint Photios de Constantinople (IXème siècle) convainquit le Pape de Rome (de cette époque) que la doctrine ancienne (sans le Filioque) était seule correcte, et l’Eglise de Rome demeura fidèle à la foi primitive.

Au Xlème siècle, toutefois, cette hérésie resurgit et devint la cause de la Séparation de l’Eglise d’Occident. Ainsi naquit l’Eglise Catholique Romaine (papisme). Le Protestantisme a hérité des Catholiques Romains cette hérésie du Filioque, qui réduit les Personnes de la Sainte Trinité à de simples relations intra-divines. Cette première hérésie catholique-romaine devint la cause de nombreuses autres hérésies, dont la pire est la doctrine de la Grâce créée.

L’hérésie du Filioque fut élaborée conjointement avec celle de la Grâce créée, car le Catholicisme-Romain adopta la philosophie d’Aristote qui le conduisit à nier la distinction qui existe entre les Personnes de la Sainte Trinité. Le Dieu d’Aristote est un Dieu qui se contient lui-même dans une absolue simplicité, lui interdisant toute communication avec la création. C’est là une conception étrangère à l’enseignement des Saintes Ecritures et des Saints Pères. Toutes les Saintes Ecritures nous appellent à devenir enfants de Dieu, un seul corps avec le Fils de Dieu, « participants de la Nature Divine » (2 Pierre 1,4).

Selon la promesse de notre Seigneur, nous sommes unis a Dieu (Jean 14, 20-26) par l’habitation en nous de la Sainte Trinité. De toutes les Saintes Ecritures, nous apprenons que l’homme a été créé pour être uni ä Dieu comme un fils à son père. Cette union avec Dieu le Père se réalise par le Fils dans le Saint Esprit : « Lorsque l’Esprit de Vérité viendra, il vous conduira dans toute la vérité... parce qu’il prendra du Mien et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend du Mien et qu’il vous l’annoncera » (Jean 16, 13-15).

Les Saints Apôtres ont reçu le Saint Esprit après la Résurrection de notre Seigneur. L’Evangile de saint Jean rapporte la première communication du Saint Esprit aux Apôtres (Jean 20, 19-23), par laquelle ils récurent le pouvoir de remettre les péchés. Au jour de la Sainte Pentecôte (Actes 2,1-4), la seconde communication du Saint Esprit leur donna la conscience permanente de Sa présence. C’est pourquoi, selon saint Séraphim de Sarov, les Apôtres pouvaient dire : « II a paru bon au Saint Esprit et à nous... » (Actes 15,28).

L’habitation de la Sainte Trinité en nous se révèle dans les Saintes Ecritures comme le don de la Grâce de Dieu. Saint Paul parle du Trône de Dieu comme du « Trône de la Grâce » (Heb.4,16) et la bénédiction apostolique la plus commune est : « Que la grâce soit sur vous » (Phi.1,2).

A travers toutes les Ecritures et les écrits des Saints Pères, le don de la grâce se comprend comme la communion de Dieu avec l’homme. Dans l’enseignement de nos saints Pères, la grâce de Dieu, c’est Dieu lui-même. Cette doctrine de l’Eglise a paru illogique aux yeux des théologiens catholiques-romains qui croyaient que, Dieu étant parfait, l’homme imparfait ne saurait en aucune façon…
…entrer en communion directe avec Lui. Les Catholiques-Romains en ont été réduits à confesser l’hérésie selon laquelle Dieu crée la grâce et donne à l’homme, non pas Lui-même, mais cette grâce créée. De toute évidence, ce n’est pas là l’enseignement des Saintes Ecritures et des Pères, mais une hérésie qui nous sépare éternellement de Dieu.

ORTHODOX LIGHT (Lumière Orthodoxe), n° 3. 1987.

Orthodox Light est une seconde lettre publiée par l’importante communauté orthodoxe de Toronto au Canada. Le n° 3 de mai 1987 publie un article du Père David Belden, sur les saints anglais, montrant notamment le caractère apostolique de l’Orthodoxie en Angleterre, atteste par les Pères de l’Eglise et les premiers écrivains ecclésiastiques ; ainsi Tertullien : "Les régions de la Bretagne, qui n’ont jamais été pénétrées par les armées romaines, ont reçu la religion du Christ" ; ainsi Eusèbe de Césarée : "Les Apôtres ont traversé l’océan jusqu’aux Îles appelées Îles Britanniques" ; ainsi saint Jérôme : "De l’Inde à la Bretagne, toutes les nations ont entendu la mort et la Résurrection du Christ".

Le Père David Belden donne aussi une liste de saints anglais, dans laquelle il inclut le tout récemment manifesté saint Edward le Martyr : "Cet enfant âgé de quinze ans était roi d’Angleterre lorsqu’il fut martyrisé ; il était le fils aîné du roi Edgard le Pacifique, auquel il avait succédé en 975 grâce à saint Dunstan, abbé de Canterbury... II fut enterré à Wareham, puis transféré à l’abbaye de Shaftesbury où une multitude de miracles se produisirent sur sa tombe. Saint Edward est le seul saint anglais dont les restes appartiennent à des orthodoxes. Son reliquaire se trouve maintenant à Brookwood".

La LUMIERE DU THABOR publiera prochainement un article sur les saints orthodoxes d’Angleterre.

THE SHEPHERD (Le Pasteur).

A côté de Londres, au fond du cimetière de Brookwood, s’est établie courageusement en 1982 une petite communauté orthodoxe, pleine d’hésychia ; là se trouve le reliquaire de saint Edward le Martyr. Fondé par le Père Alexis, le petit monastère a obtenu la concession d’une partie du cimetière pour les orthodoxes qui souhaitent y être enterrés. II publie le "Pasteur", Journal catéchétique tissé de citations des Pères et de conseils spirituels. Le n°10 de juillet 86 contient notamment le récit d’une visite au starets Théodose de Karoulia par l’Archevêque Séraphim de Chicago.

ORTHODOX NEWS (Nouvelles Orthodoxes). Londres.

Grâce au zèle d’Andrew Bond, les orthodoxes anglais ont un véritable Journal d’information, ainsi qu’un centre de documentation, le "Saint George Orthodox Information Service". Dans la rédaction d’Orthodox News, A. Bond est aidée par le diacre Basile Youdell. Parmi les derniers numéros, on notera celui de janvier 1987 consacré aux difficultés du Patriarcat de Jérusalem, en conflit avec les autorités politiques ainsi qu’avec divers groupes chrétiens (les Arméniens et surtout les uniates).
Ce même numéro remarque que le patriarche Diodore a protesté contre la réunion l’Assise en organisant une journée de prière pour la paix à Jérusalem, à laquelle divers représentants d’Eglises locales orthodoxes ont participé - dont l’Eglise serbe. Le patriarche Diodore a rappelé à cette occasion que les chrétiens ne peuvent pas, en conscience, prier avec les non chrétiens. Orthodox News regrette que les medias n’aient pas dit un seul mot de cette réunion de Jérusalem qui s’est déroulé le même jour que celle d’Assise.

Souhaitons qu’un jour prochain une édition française d’un tel Journal d’Information puisse exister.

Signalons enfin brièvement :

ORTHODOX CHRISTIAN WITNESS (Témoignage Chrétien Orthodoxe)

Ce petit Journal, publié à Seattle aux U.S.A. par les Pères Nikitas Palassis et Georges Macris, contient des articles théologiques ainsi que des nouvelles du monde orthodoxe. Plusieurs articles du Père Michel Azkoul sont parus dans ce Journal.

ORTHODOX LIFE (La Vie Orthodoxe)

C’est la revue en anglais du monastère de Jordanville, et publie principalement des vies de saints ainsi que des textes de spiritualité. Cette revue est une source abondante de documentation pour tout ce qui touche à la vie de l’Eglise russe. On regrettera cependant, dans le numéro de décembre 1986, une polémique du Père Alexis Young contre l’excellente « dogmatique » du Père Michel Azkoul, où le Père A. Young défend maladroitement l’autorité d’Augustin d’Hippone dans l’Eglise Orthodoxe.

ORTHODOX WORD (La Parole Orthodoxe)

C’est la revue du monastère de Saint Germain d’Alaska à Platina (U.S.A.). Fondée par le père Séraphim Rose et par le père Herman, avec la bénédiction de l’archevêque Jean Maximovitch, cette revue vient de publier un très important numéro sur l’archevêque Averky de Jordanville, dont nous donnerons une recension complète dans le prochain N° de LA LUMIERE DU THABOR.

ORTHODOX AMERICA (L’Amérique Orthodoxe)

C’est un Journal édité par le père Alexis Young, et largement diffusée sur la côte ouest des U.S.A. Ce Journal publie régulièrement des écrits des Nouveaux Martyrs russes.

ORTHODOX AUSTRALIA (L’Australie Orthodoxe)

C’est un Journal australien, inspiré d*Orthodox America, principalement consacré à la spiritualité russe et à la situation actuelle en U.R.S.S. Dans le numéro de décembre 1986, les éditeurs présentent l’évêque Théophane le Reclus, l’évêque Théophane Poltava et l’archevêque Averky comme les trois « maitres spirituels » de notre époque.

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